Alexandre Legault a participé aux Championnats mondiaux de débat universitaire, à Mexico.

Un Granbyen débat au Mexique

Alexandre Legault a célébré la nouvelle année à Mexico, alors qu’il se trouvait aux Championnats mondiaux de débat universitaire, le plus grand tournoi de débats anglophones au monde.

Ce tournoi, qui se déroulait du 27 décembre au 4 janvier, réunissait plus de 400 équipes de deux débatteurs provenant d’environ 90 pays. 

Peu importe que l’anglais soit la langue maternelle ou la langue seconde des participants, toutes les équipes s’affrontaient lors des neuf rondes. Une fois rendus à l’étape des finales, les débatteurs étaient alors répartis selon le niveau d’anglais.

L’équipe que formait le Granbyen avec Frédéric Giasson a notamment débattu sur le soutien de l’Iran à des groupes militaires, et sur l’interdiction des ententes à l’amiable entre des harceleurs et leurs victimes pour obliger ceux-ci à passer devant les tribunaux, pour ne nommer que ces sujets.

Spontanéité

Pour faire du débat, il faut savoir être polyvalent. « Les organisateurs du tournoi nous donnent un sujet, une position [que l’on doit endosser] et on doit débattre. Il faut pouvoir parler de n’importe quel sujet. C’est pas juste politique, économique ou sur les relations internationales. Par exemple, on a eu une question sur le développement d’une technologie pour modifier l’héritage génétique chez les enfants », explique le finissant en science politique et philosophie.

En 10 minutes à peine, ils ont dû chercher des informations sur le sujet et se faire une tête selon la position qui leur avait été imposée. Parmi les quatre équipes opposées lors d’un débat, deux prennent la position du gouvernement et les deux autres représentent l’opposition. « C’est vraiment de la spontanéité, il faut pouvoir réfléchir rapidement et rebondir sur ce que disent les adversaires. »

Quatre mois de préparation

Il y a quelques mois, « je me suis fait inviter [par l’équipe de débat de l’Université de Montréal], j’ai commencé à faire des pratiques deux fois par semaine. J’avais quatre mois pour me préparer et être capable de faire du débat en anglais, raconte-t-il. Même en français c’est pas toujours facile de s’exprimer, mais là, de le faire en anglais, ça demande vraiment un effort intellectuel plus intense ».

Deux équipes avaient été formées à l’UdeM pour participer au tournoi mondial. Une équipe s’est classée pour les finales, un pépin ayant empêché celle de M. Legault de se rendre à cette ultime étape.

« Mon partenaire [Frédéric Giasson] était très malade la première journée, alors j’ai débattu seul. C’est pratiquement impossible de gagner dans ce temps-là parce qu’il y a trop d’informations à gérer en même temps. Les deux autres journées, ça a très bien été et, si on avait pu avoir ce rythme-là le premier jour, on se serait classé pour les finales. Ça aurait été le fun, mais ça sera pour l’année prochaine, peut-être. »

Les mondiaux se tiendront l’an prochain en Afrique du Sud, ce qui engendre des frais importants pour ces étudiants. M. Legault aimerait toutefois y être de nouveau.

« On a fini deuxième parmi les quatre équipes québécoises francophones. [...] On est sortis de là très satisfaits de notre expérience. »