Jean-Roch Marois, à l’initiative du projet, et René Beauregard, maire de Saint-Joachim-de-Shefford, posent devant le terrain où 36 maisons pourraient être érigées ces prochaines années, advenant l’accord de la Commission de protection du territoire agricole du Québec.
Jean-Roch Marois, à l’initiative du projet, et René Beauregard, maire de Saint-Joachim-de-Shefford, posent devant le terrain où 36 maisons pourraient être érigées ces prochaines années, advenant l’accord de la Commission de protection du territoire agricole du Québec.

Un futur ensemble résidentiel à Saint-Joachim obtient l’appui de la MRC

Les élèves de l’École Centrale pourraient être témoins ces prochaines années de la construction de 36 maisons en arrière de l’établissement scolaire, dans le cadre d’un projet domiciliaire initié par un citoyen bien connu des enfants du village de Saint-Joachim-de-Shefford.

Le projet résidentiel est l’initiative de Jean-Roch Marois, propriétaire d’une entreprise d’autobus scolaires sur le 1er Rang Est et chauffeur à ses heures.

L’essentiel du projet repose sur la conversion d’un terrain zoné récréotouristique appartenant à M. Marois (lot 6 332 554), d’une superficie d’environ 78 acres, afin de permettre la délimitation de 36 lots à l’est de l’école, dont l’entrée se ferait par le 1er Rang Est, vis-à-vis la rue de l’Asaret.

Ces lots seraient chacun d’une superficie d’environ 40 000 pieds carrés.


« On ne veut pas de développement excessif, on ne veut pas devenir une ville de 3000 voire de 5000 habitants. Mais ce terrain représente de belles possibilités et c’est celui qui a le moins d’impact sur l’agriculture. »
René Beauregard, maire de Saint-Joachim-de-Shefford

Une petite portion d’un grand terrain situé en bordure ouest de la route 241 (partie du lot 3 988 003) complète le projet, avec la mise à disposition d’environ trois lots constructibles. Ce grand terrain appartient à Christian Marois, frère de Jean-Roch.

«Je possède la ferme depuis 1967, raconte Jean-Roch Marois. J’avais demandé un dézonage récréotouristique en 1984, puis on a décidé d’abandonner ce projet quand ils ont créé le parc provincial de la Yamaska.»

Appui de la MRC de La Haute-Yamaska

Le mercredi 10 juin, les maires de la MRC de La Haute-Yamaska ont voté une résolution permettant de demander à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) que les terrains concernés soient exclus de la zone agricole permanente. Le mandat de présenter une telle demande a été octroyé à la firme Urbanisme & Ruralité.

L’octroi de ce mandat fait suite à la résolution de la mairie de Saint-Joachim-de-Shefford — datant de mars 2019 — appuyant le projet d’ensemble résidentiel.

Ensemble résidentiel responsable

Le maire de Saint-Joachim est soucieux de développer la municipalité, mais à condition que l’impact sur le territoire agricole soit minimal. «On ne veut pas de développement excessif, on ne veut pas devenir une ville de 3000 voire de 5000 habitants, prévient-il. Mais ce terrain représente de belles possibilités et c’est celui qui a le moins d’impact sur l’agriculture.»

Précisons que la municipalité de 1369 habitants comprend 167 exploitations agricoles aux activités variées: cela va de l'élevage bovin laitier à l'érablière, en passant par l'élevage de porc ou le pacage.

Le premier magistrat du village tient à préserver la forte composante agricole du territoire. «Je me vois mal couper des érablières ou empiéter sur des terres agricoles pour avoir une belle prairie et y faire du développement.»

Cependant, le village ne compte actuellement plus de projet domiciliaire en cours, celui du cœur du village — rue des Loisirs et celles avoisinantes — n’ayant plus de terrain disponible. Ce projet, démarré dans les années 2000, a soutenu la construction domiciliaire pendant une quinzaine d’années.

Avec l’ajout en 2021 d’un centre de la petite enfance, l’attrait pour Saint-Joachim risque aussi de se confirmer.

«Il n’y a plus de terrain disponible à Saint-Joachim, c’est saturé, confirme Jean-Roch Marois. Ce projet d’augmenter le nombre de familles dans le village me trotte dans la tête depuis environ trois ans.»

Il croit que ce projet serait un beau legs à faire au village qui l’a vu naître. Ces 78 acres seraient «comme mon testament domiciliaire», dit, amusé, l’homme de... 78 ans.