Jean Morin avait reconnu en janvier sa culpabilité aux accusations d’agression sexuelle, de contacts et d’incitation à des contacts sexuels avec un mineur.

Un Farnhamien déclaré délinquant sexuel à vie

Les nombreuses condamnations de Jean Morin ont incité le tribunal à déclarer l’homme de 69 ans délinquant sexuel à vie, en plus de le condamner à cinq ans de prison.

Le Farnhamien avait reconnu, en janvier, avoir commis des gestes répréhensibles à l’endroit d’un enfant de moins de 14 ans, soit agression sexuelle, contacts et incitation à des contacts sexuels.

Ces crimes avaient eu lieu entre 1998 et 2001, à Farnham et à Sainte-Anne-des-Plaines, dans les Laurentides, et alors que l’accusé était en situation de confiance ou d’autorité envers sa victime.

Deux semaines après ce plaidoyer de culpabilité, M. Morin avait été arrêté de nouveau pour non-respect de ses conditions de remise en liberté. Il était entré en contact avec au moins une personne mineure.

Son dossier s’est récemment réglé à la faveur d’une entente entre la Couronne et la défense. En vertu de cette entente, le sexagénaire devra passer les cinq prochaines années en prison en plus d’être inscrit à vie au registre des délinquants sexuels.

Interdictions

À sa sortie, il lui sera interdit pour toujours d’approcher des mineurs ou de fréquenter tout lieu où il pourrait y en avoir. Il lui sera également interdit, jusqu’à sa mort, de posséder des armes, d’approcher le plaignant ou d’utiliser internet, a ordonné la juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec.

Jean Morin avait déjà été condamné à 40 mois de prison, en 2014, pour contacts et incitation à des contacts sexuels avec un mineur, possession de pornographie juvénile et non-respect de ses conditions de remise en liberté. Les gestes reliés à cette sentence étaient survenus après ceux pour lesquels il a été condamné le 7 juin.