Le Farnhamien Jean Morin a été arrêté mercredi à son domicile. Il est soupçonné d’avoir omis de respecter une condition imposée par le tribunal en se trouvant en présence d’une personne mineure.

Un Farnhamien arrêté pour bris de condition

Moins de deux semaines après avoir plaidé coupable à des accusations d’agression sexuelle, Jean Morin a de nouveau été arrêté. Cette fois-ci, il est soupçonné d’avoir brisé l’une de ses conditions de remise en liberté en entrant en contact avec au moins une personne mineure.

Le Farnhamien, âgé de 69 ans, a été arrêté chez lui mercredi à la suite d’informations transmises par le public aux policiers de la Sûreté du Québec. Celles-ci laissent croire qu’il serait contrevenu à l’une de ses conditions de remise en liberté imposées par le tribunal. Selon les informations obtenues par La Voix de l’Est, il se serait retrouvé en présence d’une personne mineure, ce qui lui était interdit.

Le sexagénaire a comparu par l’entremise de son avocate, jeudi, au palais de justice de Granby. Il a été accusé d’avoir omis de se conformer à une condition imposée en lien avec le dossier pour lequel il a plaidé coupable. Le ministère public s’est opposé à sa remise à la liberté. Jean Morin demeure donc derrière les barreaux jusqu’à son retour devant le tribunal, lundi.

Son arrestation survient moins de deux semaines après qu’il ait plaidé coupable à trois accusations en lien avec des gestes répréhensibles commis à l’endroit d’un enfant âgé de moins de 14 ans. Il a alors reconnu l’avoir agressé sexuellement, l’avoir touché et l’avoir incité à le toucher.

Dans cette affaire, dont les gestes ont été commis entre 1998 et 2001 à Farnham et à Sainte-Anne-des-Plaines, il s’expose à une peine de prison. Il était en situation d’autorité ou de confiance envers la victime, selon l’acte de dénonciation. Un rapport présentenciel a été demandé afin de cerner la personnalité du sexagénaire qui a déjà fait une thérapie. Une date pour les observations sur la peine doit être fixée en juin.

Jean Morin a déjà été condamné à 40 mois de prison, en 2014, pour contacts et incitation à des contacts sexuels avec un mineur, possession de pornographie juvénile et bris de condition. Les gestes reliés à cette sentence sont survenus après ceux pour lesquels il a plaidé coupable il y a deux semaines.