Jean-Christophe Moreau, qui a obtenu une bourse de stage du FRQNT, en compagnie de Sylvie Croteau, enseignante de chimie au Cégep de Granby

Un été tout en sciences

Tenter de trouver un traitement pour différents cancers. C’est ce que Jean-Christophe Moreau, étudiant en Sciences de la nature au Cégep de Granby, fera de son été. Ce dernier a reçu une bourse de stage du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT), qui encourage les étudiants collégiaux à s’initier au monde de la recherche.

Il travaillera en biologie cellulaire afin de purifier et caractériser des molécules d’asclépiade de Syrie, une plante fleurie indigène du Québec. Il collaborera avec de la chercheuse Sylvie Croteau, professeure de chimie au Cégep de Granby, qui s’interroge sur l’aspect curatif des molécules bioactives de cette plante.

En fait, elle se demande si elles pourraient limiter la prolifération des cellules cancéreuses chez l’être humain, plus particulièrement les cancers du sein et de la prostate.

Il s’agit de la deuxième fois qu’un étudiant du Cégep participe à un stage de recherche au sein d’un laboratoire durant la période estivale. Pour ce qui est du boursier actuel, il partagera son temps entre le laboratoire de chimie du Cégep de Granby et celui de l’Institut de pharmacologie de Sherbrooke, affilié à l’Université de Sherbrooke.

Le dossier académique exemplaire de l’élève et sa curiosité intellectuelle ont permis l’obtention de cette bourse. Celui qui se dit curieux et déterminé semble impatient de commencer son expérience.

« Cet été, je me dévouerai à travailler en laboratoire et saurai profiter pleinement de cette occasion unique », assure le jeune homme.

D’ailleurs, il espère du même coup utiliser cette initiation à la recherche afin de bien cerner ses intérêts personnels. Ainsi, en participant au stage du FRQNT, il sera en mesure de mieux choisir son futur programme d’études.

Jean-Christophe Moreau travaillera en biologie cellulaire afin de purifier et caractériser des molécules d’asclépiade de Syrie, une plante fleurie indigène du Québec.

De l’intérêt

Les plantes sauvages, incluant la famille des asclépiades, produisent une grande diversité de molécules bioactives. Cependant, une faible quantité s’en dégage. Leur utilisation thérapeutique rencontre alors une certaine limite puisqu’il faut traiter une énorme accumulation de végétaux pour obtenir quelques grammes de médicament.

Il existe néanmoins une bonne nouvelle en ce qui concerne l’asclépiade. Une immense concentration s’y développe dans les champs.

Cette plante a longtemps été considérée uniquement comme une mauvaise herbe par les agriculteurs. Toutefois, ce type de plante suscite maintenant de l’intérêt notamment en raison de son aspect curatif, mais aussi des propriétés isolantes de sa fibre.

L’attention particulière que ces gens portent sur ces particules pourrait bien faire une différence. C’est du moins ce qu’ils espèrent en explorant cette facette biologique.