Michaël Raymond a comparu une première fois le 19 août, au palais de justice de Granby, pour répondre d’accusations d’agression sexuelle, d’attouchement et d’incitation à être touché, des gestes qui auraient été commis envers un mineur.
Michaël Raymond a comparu une première fois le 19 août, au palais de justice de Granby, pour répondre d’accusations d’agression sexuelle, d’attouchement et d’incitation à être touché, des gestes qui auraient été commis envers un mineur.

Un enseignant d’éducation physique accusé d’agression sexuelle

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Un enseignant d’éducation physique d’une école primaire de Bedford, en Montérégie, fait face à des accusations pour des crimes de nature sexuelle qui auraient été commis envers un mineur.

Michaël Raymond, 32 ans de Saint-Jean-sur-Richelieu, a comparu une première fois en cour le 19 août pour répondre de trois accusations: agression sexuelle, attouchement et incitation à être touché. La présumée victime, dont le sexe n’est pas précisé dans les documents judiciaires, était âgée de moins de 16 ans. Les gestes auraient été commis en 2009 et 2010, à Bedford.

Au terme de sa comparution, l’accusé, qui n’a pas d’antécédent judiciaire, a pu recouvrer sa liberté en échange d’un engagement sans dépôt de 1000 $.

D’ici la fin des procédures, il lui est interdit de communiquer avec le ou la plaignante, de fréquenter des endroits où pourraient se trouver des mineurs et d’accepter tout emploi ou travail bénévole où il pourrait en rencontrer. Il lui est également interdit de communiquer avec des mineurs via Internet.

M. Raymond a plaidé non coupable et son dossier doit revenir devant la cour en octobre, au palais de justice de Granby. Il n’a pas été possible de le joindre, mardi.

Suspension

Il enseignait jusqu’à tout récemment à l’école primaire du Premier-Envol, à Bedford. La direction de cet établissement s’est refusée à tout commentaire tandis que le centre de services scolaire du Val-des-Cerfs s’est montré peu loquace.

«Le seul commentaire que nous avons est qu’il est absent pour une durée indéterminée, indique Paméla Blouin, coordonnatrice aux communications au CSSVDC. Nous ne commentons pas les dossiers des employés.»

La Voix de l’Est a néanmoins pu apprendre que M. Raymond est présentement suspendu sans traitement. Il était enseignant d’éducation physique depuis plusieurs années et a aussi travaillé dans des camps de jour.

Selon le Code criminel, l’accusation d’agression sexuelle d’un mineur est passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 14 ans. M. Raymond est représenté par Me Nicolas Cossette, tandis que Me Valérie Simard-Croteau s’occupe de la poursuite.