Une série de conditions ont été imposées à Simon Charbonneau qui avait reconnu être coupable de l’homicide involontaire­ de sa conjointe. Le crime avait eu lieu en février 2011.

Un encadrement restrictif pour Simon Charbonneau

Incarcéré pour avoir causé la mort de sa conjointe à Roxton Pond, Simon Charbonneau vient d’obtenir sa libération d’office. Un encadrement restrictif, dont une assignation à résidence jusqu’à la fin de sa peine, s’avère toutefois nécessaire, selon la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC). Une série de conditions à respecter lui ont aussi été imposées.

L’individu âgé de 36 ans purge une peine de six ans et 10 mois de prison. Il a plaidé coupable à une accusation réduite d’homicide involontaire. À la suite d’une dispute avec sa conjointe Marie-Élyse Tremblay dans leur appartement de Roxton Pond en février 2011, il l’a étranglée. Lors du crime, il était déjà soumis au respect de conditions dans un dossier de violence conjugale.

Plus de 30 condamnations
Depuis l’âge de 19 ans, il cumule une trentaine de condamnations pour divers crimes, tels que possession de stupéfiants, vols, menaces, complot et entrave. « Les intervenants à votre dossier constatent que vous présentez une criminalité précoce, polymorphe, sans accalmie, laquelle s’est aggravée avec les années », peut-on lire dans la récente décision rendue par la Commission.

Le trentenaire présente des problèmes de gestion de la violence et de l’impulsivité, notamment dans un contexte conjugal.

Plusieurs bris de condition, de liberté illégale, suspensions et révocations figurent à son dossier. Les mesures légales prises à son endroit « ne semblent pas avoir eu l’effet dissuasif », notent les commissaires.

Simon Charbonneau éprouve également des difficultés d’adaptation en milieu carcéral. Agressions de codétenus, attitude menaçante et intimidante, et possession de produits de contrebande ont marqué son séjour derrière les barreaux. Il a fait l’objet de 13 placements en isolement et a accumulé près de 30 rapports d’infraction. Après avoir assené une dizaine de coups de poing à la tête d’un codétenu pour une histoire de dentifrice, en septembre 2016, il a été transféré dans un secteur à sécurité maximale.

Même si les intervenants constatent une certaine volonté de changement chez Charbonneau, ils ont des doutes sur sa capacité d’apporter des changements concrets dans sa vie et particulièrement dans ses relations avec les femmes. « Votre équipe de gestion de cas est d’avis qu’un encadrement restrictif s’avère nécessaire lors de votre retour en communauté », peut-on lire dans le document obtenu par La Voix de l’Est.

Même si sa libération d’office lui est accordée — ce qui est systématique après avoir purgé les deux tiers de sa peine — le trentenaire devra demeurer dans un centre correctionnel ou un centre résidentiel communautaire jusqu’à la fin de sa sentence. À défaut d’une telle condition, il représenterait un risque inacceptable pour la société, selon les commissaires.

Toute fréquentation ou relation intime avec une femme doit être déclarée. La Commission se range également derrière une demande de la famille de la victime en interdisant à Simon Charbonneau toute communication avec elle. Il lui est interdit de consommer drogue et alcool, et de se trouver dans un endroit où la vente d’alcool est la principale source de revenus. Le contrevenant doit aussi s’abstenir de communiquer avec toute personne possédant un casier judiciaire.