Près de 200 immigrants de Montréal et de la région de Granby ont participé au salon réunissant tour à tour Un emploi en sol québécois et Destination Granby.

Un emploi en sol québécois et Destination Granby: deux salons en un seul

Plus d’une centaine de nouveaux Canadiens ont rencontré des entreprises à la recherche de personnel, vendredi, dans le cadre d’un double rendez-vous, soit Un emploi en sol québécois et Destination Granby.

Plus d’une centaine de nouveaux Canadiens ont rencontré des entreprises à la recherche de personnel, vendredi, dans le cadre d’un double rendez-vous, soit Un emploi en sol québécois et Destination Granby.

L’avant-midi était consacrée à Un emploi en sol québécois, un programme gouvernemental administré par la Fédération des chambres de commerce du Québec. 

« La fédération a fait un appel à tous et les chambres de commerce ont levé la main selon leurs besoins », explique Claude Surprenant, directrice générale de la Chambre de commerce de la Haute-Yamaska (CCHY).

Tout un travail de sélection est fait en amont. Les chercheurs d’emploi proposent leur curriculum vitae et les entreprises, leur liste de postes à combler ainsi que les compétences recherchées. L’équipe s’assure que chaque candidat aura au moins une entreprise à rencontrer et que les entreprises pourront rencontrer des candidats. 

Ainsi, des 125 personnes immigrantes intéressées, 38 ont été retenues pour la journée. Des 43 employeurs inscrits, onze étaient présents. « C’est une addition de critères qui fait que ça marche ou ça ne marche pas », souligne Mme Surprenant. 

Le cinquième salon Destination Granby, organisé par Granby Industriel, venait compléter l’offre en après-midi.

Près de 200 chercheurs d’emploi

En matinée, la cohorte de personnes immigrantes venues en autobus de Montréal a donc rencontré les représentants d’entreprises comme Atlas Aéronautic, Fives Liné machines, Artopex et Durabac.

En après-midi, le groupe a visité une partie de la région et devait s’arrêter au parc national de la Yamaska pour une activité. 

Un autre groupe d’une soixantaine de Montréalais est arrivé en après-midi pour visiter les entreprises ayant répondu à l’appel de Granby Industriel.

Environ le même nombre de personnes de la région s’est également déplacé. Ce sont majoritairement des immigrants, selon Patrick St-Laurent, directeur général de Granby Industriel. Plus de 25 autres employeurs se sont installés à la Grillade pour ce deuxième volet à la journée.

L’immigration, une solution

L’immigration est une solution viable pour la rareté de main-d’œuvre. « Il y a quelques années, pour les entrepreneurs qui n’étaient peut-être pas informés sur le sujet, il y avait peut-être une certaine crainte, une certaine méconnaissance. Là, de plus en plus, les entreprises embauchent des immigrants et s’aperçoivent que c’est très bénéfique pour elles, constate M. St-Laurent. Ils ont un certain entrain, ils ont le désir de travailler, ils ont des formations et des compétences reconnues et, même si le mariage était plus difficile il y a trois ou quatre ans, aujourd’hui, avec SERY, l’intégration se fait beaucoup mieux et les entreprises apprécient cette main-d’œuvre. »

L’industrie 4.0 permettra aussi de remplacer les emplois à faible valeur ajoutée par des emplois à haute valeur ajoutée. 

« Au niveau démographique, il y a un problème. Au congrès de l’Association des professionnels en développement économique du Québec, un statisticien a mentionné qu’on en a jusqu’en 2034 avant que ce déséquilibre démographique là soit réglé, c’est-à-dire qu’il y aura plus de jeunes qui rentrent que de vieux qui partent. Il faut que l’immigration soit envisagée par les entreprises parce que sinon il n’y a pas assez de main-d’œuvre. »

La formule de Destination Granby pourrait d’ailleurs changer l’an prochain puisque l’approche actuelle est très exigeante pour les entreprises.

 « Je ne veux pas en parler tout de suite parce qu’il faut l’idéaliser pour être en mesure de le réaliser, mais ça va être différent », laisse entendre M. St-Laurent.