Le caquiste André Lamontagne obtient un deuxième mandat. « Les gens se sont aperçus qu’ils avaient un choix, un nouveau choix », dit-il.

Un deuxième mandat pour Lamontagne dans Johnson

Le raz-de-marée caquiste n’a pas épargné la circonscription de Johnson (Acton Vale, Sainte-Cécile-de-Milton et Saint-Joachim-de-Shefford, entre autres), lundi soir.

L’ex-homme d’affaires André Lamontagne obtient un deuxième mandat avec 53 % des voix au moment de mettre sous presse. Il avait obtenu 36 % des suffrages à la précédente élection, en 2014.

« On sentait le vent de changement depuis plus d’un an », indique le caquiste de 57 ans qui célébrait dans un restaurant de Drummondville en compagnie de son collègue de la CAQ dans Drummond-Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, lui aussi réélu.

« Les gens se sont aperçus qu’ils avaient un choix, un nouveau choix, et en plus avec une équipe extraordinaire. » M. Lamontagne estime que l’équipe de François Legault a offert « toute une performance » et que « les électeurs ont eu le dernier mot ».

« Un gros merci aux électeurs de Johnson. J’ai toute une liste de dossiers à suivre et je vais faire ce que j’ai fait depuis quatre ans, soit m’occuper de mon monde. »

Sa plus proche rivale, Sarah Saint-Cyr Lanoie de Québec solidaire, arrivait deuxième, mais loin derrière avec près de 18 % des voix.

« Une aberration totale »

En troisième place avec près de 13 % des suffrages, le péquiste Jacques Tétreault — qui a longtemps été candidat pour le Parti vert — s’est dit « sidéré » que les Québécois aient porté au pouvoir une équipe qui n’a « aucun programme précis » et surtout « aucun programme en environnement ».

« C’est une aberration totale, dit le résidant de Saint-Dominique âgé de 65 ans. Préparez-vous à vous occuper tout seuls de l’environnement ! J’ai l’impression que les gens vont avoir des lendemains douloureux. »

M. Tétreault dit avoir cru « que les gens auraient mieux compris les engagements » du Parti québécois, qui avait « le meilleur programme », mais ils ont suivi aveuglément la voie du changement, croit-il. « Mais j’accepte les résultats. Vox populi, vox dei, comme on dit. »

François Vaes, du Parti libéral, arrivait quatrième avec 10,86 % des voix à 23h45. « Il ne faut pas voir ça négativement, dit le professionnel des transports de 36 ans en entrevue. Je suis une personne d’équipe et je vais continuer à travailler pour mieux faire comprendre les valeurs au Parti libéral. »

Il juge les résultats « surprenants » compte tenu des échos qu’il avait sur le terrain, et entend « les analyser ».

Le taux de participation préliminaire était de 67,82% à 23h45.