La mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, rappelle que pendant plusieurs années, notamment de 1995 à 2001, la Ville a été contrainte de limiter énormément ses dépenses en immobilisations, en raison des dépenses qui avaient été faites pour l'arrivée de l'usine Hyundai et des revenus de taxes qui n'entraient plus au rythme anticipé.

Un désastre pour les finances de la Ville de Bromont

Il n'y a pas que les employés qui ont subi un dur coup lors de la fermeture de l'usine de Hyundai. La Ville de Bromont se retrouvait également subitement dans une situation financière fort précaire, alors qu'elle avait investi quelque 20 M$ dans l'aménagement des infrastructures permettant d'accueillir l'usine. Un investissement majeur que les élus de l'époque n'avaient pas cru bon garantir auprès de l'entreprise, jugeant que la valeur foncière de l'usine et les taxes municipales qui en découlaient suffiraient amplement à couvrir le remboursement de ces emprunts.
Pour inciter les dirigeants de Hyundai à s'établir à Bromont, les gouvernements fédéral et provincial ont octroyé à l'entreprise environ 50 M$ en subventions. Des subventions que les deux paliers de gouvernement avaient pris soin de garantir dans l'éventualité d'une fermeture. Mais du côté de la Ville, rien de tel n'avait été fait.
«Les deux paliers de gouvernements avaient des ententes avec l'entreprise qui stipulaient que si elle quittait le Québec, elle devait rembourser les subventions, précise l'actuelle mairesse de Bromont, Pauline Quinlan. Ce qui a été fait. Mais nous, nous n'avons pas trouvé d'entente qui protégeait la Ville de Bromont. Pourquoi? Probablement que dans l'enthousiasme de l'époque, avec l'usine qui était évaluée à 100 M$, on se disait qu'on était largement capable d'assumer les dépenses qui avaient été faites. On s'attendait aussi à l'époque à voir plusieurs fournisseurs de Hyundai venir s'établir à Bromont. La Ville avait même acheté trois fermes sur le chemin Racine, anticipant que le parc industriel allait éventuellement manquer d'espace.»
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