Le secteur résidentiel continue à être la locomotive de l’industrie de la construction à Granby.

Un départ canon pour la construction à Granby

Les six premiers mois de 2018 ont permis l’ajout de quelque 220 nouveaux logements à Granby et la mise en route de travaux dont la valeur totalise plus de 64 millions de dollars, selon les statistiques de construction de mi-année, fournies par la Ville.

« On est en avance dans tous les secteurs. Il n’y a pas d’indications qui nous laissent croire que le rythme va ralentir. Au contraire, il y a des secteurs en ébullition qui peuvent bouger, que ce soit le secteur commercial de la rue Saint-Jude Nord ou le parc industriel », a commenté le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire de la Ville de Granby, Gabriel Bruneau.

L’implantation d’une succursale de l’épicier Pasquier est un des projets qui cheminent dans l’appareil municipal. Le permis de construction n’a pas encore été délivré, mais cela pourrait être fait d’ici la fin de l’année, a avancé le maire de Granby, Pascal Bonin.

Pasquier, présent à Saint-Jean-sur-Richelieu, vise à s’implanter dans le secteur de la rue Saint-Jude Nord, où les promoteurs ont fait l’acquisition d’une série de résidences de la rue Dutilly, ainsi que d’une portion de la petite rue. Les résidences ont été démolies au cours des derniers mois. L’investissement potentiel n’a pas été dévoilé, mais il sera certes important.

La vente récente d’un terrain industriel par la Ville de Granby, rue Bousquet, à un promoteur immobilier de Sherbrooke représente un autre projet majeur, selon le maire Bonin. Un édifice y sera construit au bénéfice d’une entreprise de Granby qui a besoin de plus d’espace. Pascal Bonin tait cependant l’identité de ce futur locataire, préférant lui laisser le soin de faire son annonce au moment opportun.

Pas inquiet
Le maire affirme que des pourparlers pour d’autres projets sont également en cours. Dans certains cas, les démarches, souvent de longues haleines, seraient par ailleurs très avancées, sans toutefois avoir atteint un stade public. « Au cours des prochains mois, il va y avoir des annonces d’investissements majeurs. Je ne suis pas inquiet. La tendance des premiers six mois va se maintenir jusqu’à la fin [de l’année] », dit-il.

« La tendance des six premiers mois va se maintenir jusqu’à la fin [de l’année] », estime le maire Pascal Bonin.

Au 30 juin 2018, la valeur des travaux déclarés a atteint 64,1 millions de dollars. Il y a un an, à pareille date, celle-ci était de 53,5 millions. Même tendance à la hausse du côté des nouveaux logements comptabilisés, soit 223 après les six premiers mois de l’année, comparativement à 212 à la même période en 2017.

L’an dernier, la valeur des investissements générés par l’octroi des permis figure par ailleurs parmi les trois meilleures performances que la Ville ait enregistrées au cours des 10 dernières années. La valeur totale des permis et certificats délivrés au cours des douze mois de l’année a atteint 143,3 millions de dollars. Une donnée qui n’a été supplantée qu’à deux reprises depuis la dernière décennie, en 2008 et en 2010, a déjà rapporté La Voix de l’Est.

Moteur
Gabriel Bruneau affirme que le secteur résidentiel demeure néanmoins le moteur de l’industrie de la construction. Les développements des terres Miner et des Boisés Martel entre autres continuent à être en progression. Différents projets d’immeubles multilogements sont aussi en chantier, note-t-il.

Parmi les permis qui ont un « impact » sur les statistiques, le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire souligne la construction d’une usine rue Arthur-Danis pour la société française Groupe Millet. La valeur des travaux de construction déclarés atteint 5 M$, mais l’investissement total de l’entreprise, incluant entre autres l’achat d’équipements, est de 15 millions.

Également, la poursuite du projet d’Avril, qui a construit un centre de logistique et de distribution, rue Bernard, a entraîné des travaux de 2 M$, à l’occasion d’une deuxième phase, note M. Bruneau.

Le maire Pascal Bonin se réjouit pour sa part que le climat économique soit « favorable » en ce moment autant pour les secteurs résidentiel, commercial, industriel que touristique. « Je pense que le conseil municipal a fait ses devoirs », dit-il en faisant entre autres référence aux différents programmes d’aide financière mis en place le printemps dernier pour attirer de nouveaux commerces, mais aussi possiblement un nouvel hôtel dans le secteur de la rue Saint-Jude Nord et des Galeries de Granby.

Un crédit de taxes de cinq ans sera ainsi accordé aux projets qui permettront la construction d’un hôtel de trois étages et plus et d’un centre des congrès. Les rénovations de bâtiments existants qui entraînent une augmentation de la valeur de l’évaluation d’au moins 100 000 $ sont aussi admissibles à ce crédit.