Les conseillers municipaux de Granby utilisent avec parcimonie le budget de recherche et de soutien auquel ils ont droit.

Un budget peu utilisé par les conseillers

Les conseillers municipaux de Granby utilisent avec parcimonie le budget de recherche et de soutien auquel ils ont droit. En 2016, seuls 2234 $ ont été réclamés sur les 65 850 $ totaux mis à leur disposition.
En fait, seuls 3 des 10 conseillers municipaux ont déposé des réclamations dans le cadre de cette enveloppe, prévue par la Loi sur le traitement des élus municipaux du Québec. C'est le cas de Jean-Luc Nappert, de Julie Bourdon et de Robert Riel. 
Les sept autres élus n'ont pas jugé nécessaire d'avoir recours à ce budget qui leur permettrait de se faire rembourser diverses dépenses liées à leur fonction d'élu, comme des frais d'abonnement à des banques de données spécialisées, de papeterie ou de location de salle. Les frais d'abonnement et de branchement à Internet, de déplacement et de stationnement ainsi que les coûts d'inscription à des activités-bénéfices, dîners-conférences, colloques et autres congrès sont aussi admissibles. 
Depuis le 1er janvier 2017, les municipalités de 20 000 habitants ou plus, plutôt que celles de 50 000 habitants ou plus comme par le passé, doivent budgéter ce remboursement, qui ne s'applique qu'aux conseillers municipaux. Les villes doivent ainsi prévoir un crédit égal ou supérieur à 1/15 de 1 % du total des autres crédits prévus au budget, selon le Guide administratif produit à l'intention des municipalités par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire. 
À Granby, cela représente en 2016 la somme de 6585 $ pour chacun des 10 conseillers. En 2017, cette somme s'élève à 6727 $, a précisé le directeur des Finances de la Ville, Jean-Pierre Renaud. 
Pour les citoyens
À 1361 $, la conseillère Julie Bourdon est celle qui a déposé la demande de remboursement la plus élevée. Y figurent entre autres des dépenses pour l'achat de papier et d'encre liés aux six rencontres citoyennes qu'elle a organisées en novembre dernier pour les résidants du district trois. 
« J'ai imprimé à partir de la maison environ 5000 invitations que j'ai distribuées de porte en porte. J'ai acheté le papier et les cartouches d'encre », a fait valoir mercredi Julie Bourdon. Selon elle, ce budget a son importance, car il permet notamment aux élus de garder le contact avec leurs citoyens. 
Jean-Luc Nappert a pour sa part réclamé des coûts de 680 $, dont certaines dépenses ont été effectuées pour le conseil de quartier du district qu'il représente, le deux. « J'ai la chance d'avoir un conseil de quartier. J'ai par exemple réclamé des frais pour la location de la salle et l'achat de cafés (pour le café-rencontre annuel) », expose-t-il. 
Les trois déplacements qu'il a effectués à Longueuil afin de siéger au conseil d'administration du Conseil régional d'environnement (CRE) lui ont aussi été remboursés, au coût de 0,50 $ du kilomètre. 
Pas de l'abus 
Totalisant 193 $, deux déplacements, à Brossard et à Pincourt, ont aussi été remboursés à Robert Riel. C'était la première fois qu'il utilisait ce budget. « Je pense que 200 $ en quatre ans, ce n'est pas de l'abus, surtout pour un remboursement de kilométrage », dit-il. D'autant plus que l'un de ces déplacements s'est inscrit dans le cadre de l'organisation du colloque Carrefour action municipale et famille 2016, qui s'est tenu à Granby, fait-il valoir. Quelque 300 élus de la province se sont réunis à l'Hôtel Castel & Spa Confort, ce qui a entraîné des retombées économiques certaines, calcule-t-il.
Robert Riel avait proposé à ses collègues à la table du conseil, en 2013, de ne pas utiliser ce budget afin de permettre à la Ville d'engendrer des économies. Mais sa suggestion n'avait pas été retenue. Le budget a néanmoins été utilisé de façon mesurée. En 2014, par exemple, seul un remboursement de dépenses de 401 $ a été réclamé.
 « Je pense que l'argent a été dépensé de façon judicieuse, affirme le maire, Pascal Bonin. En quelque part, tout a rapport avec les citoyens ».