Le gros morceau du budget déposé lundi soir est, de l’avis du conseil municipal, l’adoption d’un nouveau programme de rénovation résidentielle qui vise l’ensemble du territoire de la Ville de Granby.

Un budget «humain» pour 2019, selon le maire de Granby

Une hausse du compte de taxes limitée, un nouveau programme de rénovation résidentielle et la réalisation de plusieurs chantiers routiers : la Ville de Granby a préparé un budget « humain » pour l’année 2019, estime le maire de Granby, Pascal Bonin.

Le gros morceau du budget déposé lundi soir est, de l’avis du comité des finances, l’adoption d’un nouveau programme de rénovation résidentielle qui vise l’ensemble du territoire de la Ville de Granby.  

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Sinon, l’entrée en vigueur du nouveau rôle d’évaluation triennal — qui entraîne une hausse moyenne de la valeur des propriétés de 5,2 % — aura, tout compte fait, un impact limité sur le compte de taxes des Granbyens en 2019. Les résidants du secteur Ville composeront avec une hausse de leur compte de 1,6 %, tandis qu’elle s’élèvera à 0,7 % pour ceux du secteur Canton. Le taux de la taxe foncière a été revu à la baisse, à 0,8299 $ par tranche de 100 $ d’évaluation, pour arriver à ce résultat.

En clair, cela signifie que le propriétaire d’une maison moyenne, évaluée à 244 000 $, paiera 40 $ de plus en 2019 dans le secteur Ville, tandis que celui du secteur Canton paiera 16 $ de plus. L’extinction de la dette du secteur Canton en 2018 explique la différence marquée entre les deux, souligne le président du comité des finances à la Ville et conseiller municipal, Jocelyn Dupuis. 

« Si la valeur de votre maison est plus basse que 244 000 $, l’augmentation va être plus petite que ce qui est présenté. Et bien entendu, le contraire s’applique aussi. L’augmentation va être plus élevée si la valeur de votre maison est supérieure à 244 000 $ », a souligné M. Dupuis.     

Détail : même si quelques ajustements ont été effectués du côté des taxes de services, au final, l’impact sera nul sur le compte de taxes, précise en outre Jocelyn Dupuis. 

Le propriétaire d’une maison moyenne, évaluée à 244 000 $, paiera 40 $ de plus en 2019 dans le secteur Ville, tandis que celui du secteur Canton paiera 16 $ de plus, souligne le président du comité des finances à la Ville et conseiller municipal, Jocelyn Dupuis.

Année de travaux        

Les cônes orange se feront par ailleurs encore nombreux en 2019 à Granby, avec un programme triennal d’immobilisation (PTI) de 28,3 millions de dollars, comparativement à 22,4 millions en 2018. Une fois de plus, les infrastructures de rues (voirie, aqueduc et égouts) se taillent la part du lion avec des travaux réalisés d’une valeur de 19,6 millions. 

La première phase du projet de la rue Saint-Hubert Nord (3,4 M$), reporté à deux reprises, verra finalement le jour. L’ajout d’une piste multifonctionnelle est aussi inclus dans ces travaux qui visent d’abord à renouveler les infrastructures urbaines. Les citoyens ont déjà eu un avant-goût en juin dernier de l’allure qu’aura l’artère à l’issue de ce chantier, alors qu’une simulation vidéo 3D leur a été présentée. 

La séparation du réseau unitaire de la rue Denison Ouest, entre les rues Saint-Charles et King, (2,3 M$) est aussi à l’agenda. Même chose pour le prolongement de la rue Arthur-Danis (1,9 M$), dans le secteur industriel.

Parmi les autres chantiers prévus : le réaménagement des stationnements de l’aréna, du terrain de soccer Jean-Yves Phaneuf ainsi que du centre aquatique (1,4 M$), le prolongement des égouts et de l’aqueduc de la rue Bourbeau (1,4 M$) ainsi que la séparation du réseau unitaire des rues Cowie, Saint-Jacques, Assomption, Clarence et Jogue (1,3 M$). 

« Un PTI de près de 30 millions de dollars, c’est massif », lance Pascal Bonin en soulignant qu’une fois de plus les travaux seront payés comptant, ce qui dénote « un important revirement de situation ». À une certaine époque, les PTI engendraient des emprunts importants, dit-il.  

Les cônes orange se feront par ailleurs encore nombreux en 2019 à Granby, avec un programme triennal d’immobilisation (PTI) de 28,3 millions de dollars, comparativement à 22,4 millions en 2018. Les infrastructures de rues (voirie, aqueduc et égouts) se taillent la part du lion avec des travaux réalisés d’une valeur de 19,6 millions.

En hausse

La Ville de Granby a par ailleurs adopté lundi un budget en hausse de 3,8 %. Il prévoit des revenus et des dépenses de 108 M$ en 2019, comparativement à 104 M$ en 2018. « L’augmentation des revenus n’est pas utilisée pour les coûts d’opération, elle va directement dans l’augmentation des dépenses en immobilisations, donc dans des investissements qu’on va faire, payés comptant en 2019 », précise le directeur des finances de la Ville, Jean-Pierre Renaud.   

Les dépenses de fonctionnement continuent aussi d’être sous contrôle. Elles ont augmenté de 2,6 %, ce qui demeure un « tour de force », selon M. Renaud, alors que la Ville doit entre autres composer avec l’inflation et la croissance de sa population. 

Au 31 décembre 2019, la dette de la Ville pourrait atteindre 87,7 millions de dollars, mais cela demeure « théorique », selon Pascal Bonin. Les fruits de la vente des terrains industriels issus du prolongement de la rue Arthur-Danis seront utilisés pour réduire la dette. 

La Ville de Granby a par ailleurs comparé son ratio d’endettement en fonction de la richesse foncière uniformisée (RFU) avec celui de 33 autres villes, dont la population varie de 25 000 à 100 000 habitants. « La moyenne des 33 villes ont un ratio de 2,24 de la dette sur la RFU. La moyenne du Québec est de 2,18 et celui de la ville de Granby est 1,15, ce qui est presque la moitié des autres », a pour sa part souligné la trésorière de la Ville, Sylvie Chouinard.

Les données du budget, ainsi qu’une carte interactive des travaux prévus en 2019, pourront être consultées à compter de ce mardi sur le site web de la Ville.