Un budget de 850 000 $ sera consacré à l’aménagement de la place du Savoir - Jean Lapierre, qui se déploiera sur le site de l’ancien presbytère de l’église Notre-Dame.

Un budget de 850 000 $ pour la place du Savoir - Jean Lapierre

Un budget de 850 000 $ sera consacré à l’aménagement de la place du Savoir - Jean Lapierre, selon le programme triennal d’immobilisation (PTI) 2019 adopté par la Ville de Granby. Le projet prendra officiellement son envol au début février avec le lancement d’un concours architectural.

Ce concours, une première pour la Ville, entraînera des coûts estimés à quelque 50 000 $. Le gros du budget sera toutefois alloué aux travaux d’aménagement de la place, fait valoir le directeur du bureau de projets de la Ville, Daniel Surprenant.

« Le budget n’est pas si élevé, si on considère qu’il y a toujours des infrastructures à prévoir. S’il y a une fontaine, par exemple, il faudra amener l’eau et s’il y a de l’éclairage, il faudra prévoir l’électricité. Mais ça demeure suffisant pour faire une belle place. On ne veut pas dénaturer non plus l’espace en faisant quelque chose d’énorme. Il y a déjà un bel espace et une belle église. Il faut créer une place où les gens ont le goût d’aller, qui rallie les citoyens », estime M. Surprenant.

Selon lui, le budget est inscrit au PTI 2019, mais l’aménagement des lieux, qui se déploieront à l’avant de l’église Notre-Dame et, surtout, sur le site de l’ancien presbytère, disparu sous le pic des démolisseurs, ne devrait être complété qu’au printemps 2020.

Le projet de revitalisation du centre-ville et le renouvellement des infrastructures souterraines de la rue Principale, prévus en trois phases entre 2020 et 2022, ne change rien à l’échéancier de la première des quatre places publiques projetées par l’administration municipale. « La place du Savoir est à l’extérieur des travaux de la rue Principale. Ce sont deux chantiers différents, avec des entrepreneurs et des concepteurs différents », note Daniel Surprenant.

Innover

Le directeur du bureau de projets affirme que la Ville souhaite par ailleurs « innover » avec le concours architectural. « On va donner les critères qu’on veut, mais on va laisser les artistes nous proposer des choses », dit-il.

Parce qu’il ne s’agit pas d’un appel d’offres standard, le ministère des Affaires municipales devra d’abord donner son autorisation avant que la Ville aille de l’avant avec le concours, dit Daniel Surprenant. Un conseiller professionnel sera aussi embauché. Un jury, composé notamment de représentants de la Ville, du Cégep de Granby, de cégépiens, de citoyens ainsi que d’experts externes possédant une expérience dans ce type de démarche, sera formé.

Les Granbyens pourront prendre le pouls des projets proposés, alors que les finalistes seront invités à présenter leur concept respectif au jury, dans le cadre d’un événement public. « On vise à ce que ce soit fait avant l’été prochain. Après, il y aura la conception des plans et devis et on ira en appel d’offres pour que la construction se fasse en 2020 », note le directeur du bureau de projets.

Selon lui, il est souhaité que la place publique fasse un pont entre le Cégep de Granby et le centre-ville. Avec l’église Notre-Dame, actuellement en réaménagement, et le centre culturel France Arbour, l’histoire et la culture pourront aussi teinter l’endroit.