Anne-Marie Dion est directrice générale de la MRC de Rouville.

Un budget à la hausse dans Rouville

C’est un budget majoré de 12 % que les maires de la MRC de Rouville ont adopté mercredi soir. La construction des écocentres de Marieville et Saint-Césaire, la planification stratégique de son offre touristique et le soutien aux projets structurants représentent les projets à surveiller au cours de la prochaine année.

Les revenus et les dépenses projetés pour 2020 totaliseront tout près de 10,7 millions de dollars, soit 1,2 million de plus qu’en 2019. « Ce montant est principalement justifié par la construction des deux écocentres ainsi qu’un montant possible pour un règlement d’emprunt qui pourrait servir à la réfection et l’asphaltage de la piste cyclable La Route de Champs », explique-t-on à la MRC.

Ce faisant, les citoyens ne devront pas débourser davantage puisqu’une baisse des quotes-parts de 4 %, soit de 213 735 $, est prévue l’an prochain.

Rouville prévoit par ailleurs une augmentation de 671 000 $ en subventions et de 63 000 $ en services rendus aux organismes municipaux pour financer ses activités.

Pour boucler son budget, la MRC pigera près de 207 000 $ de moins dans ses surplus accumulés, et 6100 $ de moins dans son fonds de roulement. En contrepartie, elle compte utiliser 1,3 million dans sa réserve financière, soit 330 000 $ de plus qu’en 2019.

L’emprunt à long terme pour la construction des écocentres bondit de 480 595 $ pour atteindre 1 465 595 $, alors que le projet est en voie de se concrétiser.

Dépenses en hausse

Les dépenses de fonctionnement de la MRC sont en hausse de 11 %, alors que tous les postes budgétaires seront majorés.

L’augmentation la plus importante concerne le poste de l’Aménagement, urbanisme et développement, dont les dépenses croîtront de 45 %. Un peu moins des trois quarts de cette hausse de 479 521 $ sont alloués au développement de projets structurants sur le territoire.

« C’est la dernière année du Pacte fiscal, explique la directrice générale de la MRC, Anne-Marie Dion. Nous devons engager toutes les sommes qu’il nous reste d’ici le 31 mars, sinon il faudra les rembourser à Québec. » Les projets soutenus seront annoncés au cours des premiers mois de 2020, a-t-elle précisé.

Rouville compte également investir 100 000 $ de plus dans la promotion du tourisme dans la région, dont son secteur agroalimentaire qui en fait la renommée. « On a plusieurs projets dans les cartons, dont certains font l’objet d’une demande de subventions auprès du MAPAQ et du FARR. Entre autres, on veut faire la planification stratégique de toute l’offre touristique du territoire, un projet qui va s’échelonner sur deux ou trois ans, mentionne la directrice générale. On a déjà fait une étude là-dessus au début des années 2010, mais il faut la mettre à jour. »

L’administration générale de l’organisation municipale coûtera 136 951 $ de plus cette année, une augmentation de 20 %, principalement en raison de l’augmentation des frais liés à la gestion financière administrative de la MRC et du poste lié à l’application de la loi.

« La MRC a reçu une subvention pour un projet en lien avec la consommation de cannabis, explique la directrice générale. Plus précisément, nous souhaitons embaucher un agent de terrain pour sensibiliser la population à la consommation de cannabis sur le territoire. » Les tenants et aboutissants de ce projet devraient être dévoilés sous peu, a-t-elle aussi précisé.

Les investissements dans l’hygiène du milieu, qui incluent les diverses collectes, la gestion des écocentres et les travaux dans les cours d’eau du territoire, demeurent stables avec une légère hausse inférieure à 3 %. Cela est notamment dû à une économie projetée de 433 184 $ pour l’entretien des cours d’eau. Par contre, les frais pour les diverses collectes de matière résiduelles sur le territoire coûteront quelque 526 000 $ de plus l’an prochain.