Opération Nez rouge à Granby a pu compter sur une cinquantaine de bénévoles supplémentaires cette année.
Opération Nez rouge à Granby a pu compter sur une cinquantaine de bénévoles supplémentaires cette année.

Un bilan positif dans la région pour Opération Nez rouge

Mickael Lambert
Mickael Lambert
La Voix de l'Est
Le service de raccompagnement d’Opération Nez rouge demeure toujours aussi populaire dans la région. L’équipe de bénévoles de Granby a ramené pas moins d’un millier de personnes à bon port depuis fin novembre. Un bilan « positif sur toute la ligne » aux yeux du coordonnateur de l’organisme à Granby, Patrick St-Denis. Les dons des clients amassés ont aussi permis de remettre près de 20 000 $ à la Maison de jeunes La Barak.

Les bénévoles de l’équipe de la Haute-Yamaska ont ainsi répondu à sensiblement autant d’appels que l’an dernier. Ils étaient toutefois une cinquantaine de bénévoles supplémentaire pour y répondre.

« Cela a permis de diminuer les délais d’attente. Certains soirs l’an dernier, on avait un délai d’attente de 30 minutes avant de pouvoir envoyer une équipe sur un appel. Cette année, on a eu des délais d’une à deux minutes, sauf le 31 décembre où c’était plus intense », note Patrick St-Denis.

Pour le seul soir du 31 décembre, les bénévoles d’Opération Nez rouge à Granby ont répondu à 56 appels, essentiellement entre 23 h 30 et 4 h du matin. Ils étaient neuf équipes totalisant une trentaine de personnes pour y faire face, soit près du double que l’an dernier.

L’équipe d’Opération Nez rouge se félicite également de n’avoir refusé aucun appel bien que certains ont préféré trouver une alternative à Nez rouge en raison de délais d’attente trop longs.

En plus des bénévoles basés à Granby, Opération Nez rouge opérait également à l’aide d’une équipe basée à Waterloo. Du 20 155 $ amassé, 2000 $ sera ainsi redistribué à des organismes de Waterloo.

Bénévoles plus nombreux

L’équipe de Granby a pu compter sur plusieurs nouveaux volontaires pour aider à répondre à la demande des conducteurs éméchés. Selon Patrick St-Denis, près de 70 % des bénévoles en étaient à leur première expérience.

« Nous avons eu beaucoup de gens qui sont venus seuls et qui ont été jumelés pour former des équipes. Il y en a plusieurs qui ont tellement aimé leur expérience qui sont revenus avec des amis », témoigne Patrick St-Denis.

Selon ce dernier, cet intérêt marqué est attribuable à la visibilité de l’organisme sur les réseaux sociaux.

« Je pense que c’est grâce à Facebook. Les équipes régionales qui sont les plus actives sur les réseaux sociaux ont été capables d’avoir un maximum de nouveaux bénévoles. Les gens s’impliquent pour participer à sécuriser nos routes, mais également pour encourager l’organisme désigné pour recevoir les dons. »

Son équipe compte également sur des vétérans et une dizaine d’irréductibles qui sont revenus tous les soirs.

« Les bénévoles sont libres de partir à l’heure qu’ils souhaitent. Par contre, il est probable que ceux qui décident de partir à minuit n’aient fait qu’une sortie puisque le rush, c’est surtout entre minuit et 3 h », précise Patrick St-Denis.

Brome-Missisquoi

De Sainte-Anne-de-la-Rochelle à Saint-Pie, en passant par Acton Vale et Cowansville, les bénévoles d’Opération Nez rouge n’ont pas chômé dans la région. En deux semaines, ils ont parcouru plus de 26 000 kilomètres, contre 20 000 kilomètres l’an dernier.

Cette augmentation s’explique en partie par la disparition de l’équipe de Nez rouge dans Brome-Missisquoi. Faute de maître d’oeuvre pour coordonner l’équipe, les services d’Opération Nez rouge n’ont pas été renouvelés cette année à Cowansville.

Pour y pallier, l’équipe de Granby a accepté de prendre les appels en provenance de Brome-Missisquoi certains soirs lorsque les ressources le permettaient.

Le coordonnateur Patrick St-Denis estime d’ailleurs que son équipe pourrait ouvrir l’an prochain un local à Cowansville pour desservir Brome-Missisquoi.