Un bébé de huit mois repose dans un état grave au CHUS vraisemblablement après avoir été victime de maltraitance physique par un individu qui en avait la garde.
Un bébé de huit mois repose dans un état grave au CHUS vraisemblablement après avoir été victime de maltraitance physique par un individu qui en avait la garde.

Un bébé de 8 mois maltraité à Cookshire-Eaton

Un bébé de huit mois repose dans un état grave au CHUS vraisemblablement après avoir été victime de maltraitance physique par un individu qui en avait la garde.

L’enfant a subi une fracture du crâne et à une jambe, et il présente de nombreuses ecchymoses.

C’est l’homme qui avait recueilli l’enfant avec sa conjointe comme famille d’accueil qui serait à l’origine de ces graves blessures.

Randolf Boucher doit répondre d’une accusation de voies de fait grave en blessant, mutilant ou défigurant, mettant ainsi la vie en danger entre le 1er et le 25 mars 2020 à Cookshire-Eaton.

« Ce n’était pas l’enfant de l’individu qui a été arrêté. Nous avons procédé à l’arrestation du suspect. Après avoir été rencontré par les enquêteurs des crimes majeurs, il a été mis en accusation », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec, la sergente Aurélie Guindon.

L’enfant aurait été soigné une première fois pour des blessures au cours des dernières semaines. C’est lors d’une deuxième visite à l’hôpital la semaine dernière qu’un signalement aurait été fait à la direction de la protection de la jeunesse de l’Estrie, puis que Boucher a été arrêté.

L’analyse des radiographies a confirmé que le bambin avait été victime de maltraitance.

Malgré ses blessures importantes, l’enfant reposerait dans un état stable et serait capable de respirer par lui-même.  

Aucune accusation n’a été portée contre la conjointe de Boucher qui aurait fait une déclaration aux policiers dans cette affaire.

Boucher a comparu par visioconférence au palais de justice de Sherbrooke.

Camionneur qui revenait des États-Unis, Boucher a été libéré sous de sévères conditions

Étant donné la situation de pandémie de la COVID-19, il devra s’isoler à l’adresse de Coaticook qu’il a fournie aux autorités judiciaires pour au moins 14 jours. 

Il ne peut entrer en contact avec sa conjointe ou tous les autres témoins dans cette affaire.

Il devra respecter un couvre-feu entre 21 h et 7 h, suivre une thérapie au Seuil de l’Estrie et ne pas entrer en contact avec des personnes de moins de 16 ans.

L’individu de 30 ans reviendra devant le tribunal le 20 juillet prochain.

C’est Me Kim Dingman qui assure la défense de Boucher, alors que Me Isabelle Dorion représente le ministère public.

La direction de la protection de la jeunesse en Estrie ne peut commenter ce cas précis pour souci de confidentialité.

Baisse des signalements

L’équipe de la DPJ Estrie poursuit son travail d’intervention même avec la crise sanitaire provoquée par la COVID-19.

« Nous demandons à la population, malgré la distanciation sociale, de porter un regard particulier pour nos enfants de l’Estrie et de ne pas hésiter à nous signaler les situations préoccupantes. La protection de la jeunesse, c’est l’affaire de tous, nous avons plus que jamais besoin de la collaboration des citoyens », signale le CIUSSS de l’Estrie-CHUS par courriel.

Depuis les consignes d’isolement, les signalements ont chuté à la DPJ. Depuis avril 2019, 136 dossiers étaient signalés par semaine. Lors de la semaine du 15 mars, ce nombre est tombé à 120 signalements puis à 109 la semaine suivante. 

« Nos équipes qui reçoivent les signalements revoyaient déjà leur organisation de travail avant la pandémie afin de traiter plus rapidement les signalements. Nous sommes donc passés de 609 dossiers en attente au service de rétention des signalements à 191 dossiers en attente aujourd’hui. Soulignons la collaboration exceptionnelle des commissions scolaires à qui nous parlons régulièrement. Au premier jour de la fermeture des écoles, nous avons pu compter sur leur collaboration afin de poursuivre notre travail. Les écoles, tout comme les garderies, sont des partenaires privilégiés puisqu’ils sont en contact quotidien avec les enfants », mentionne le CIUSSS de l’Estrie-CHUS.