Une discussion entourant l’avenir de l’église St-Luke à Waterloo avait lieu mercredi soir.

Un avenir incertain pour l’église St-Luke de Waterloo

À vendre depuis 2018, l’église St-Luke de Waterloo est aujourd’hui au cœur d’une réflexion collective concernant son avenir. Puisque ce bâtiment d’inspiration néo-gothique n’a toujours pas réussi à attirer d’acheteur, un changement d’approche s’impose, selon la municipalité.

De 17 h à 19 h mercredi, le public a pu visiter ce lieu culte afin d’en apprendre davantage sur son histoire et ses caractéristiques. Le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) en a aussi profité pour présenter des exemples de transformation de lieux de culte du même genre mis de l’avant dans d’autres villes de la province.

Les personnes présentes ont pu constater que le ministère de la Culture souhaite préserver le plus possible le bâtiment. Cependant, si un projet d’envergure est proposé, il sera possible de faire des changements tout en respectant les caractéristiques de l’immeuble.

Selon Annie Tétreault, conseillère en développement culturel, très peu de modifications ont été faites au bâtiment depuis sa création il y a 150 ans.

Nouvel usage

Quelques personnes présentes ont eu la chance de participer à une période d’échange sur l’avenir de l’immeuble situé au 400, rue de la Cour.

Des exemples ont été mentionnés afin de faire comprendre aux personnes présentes les modifications pouvant être autorisées. Il serait donc possible de transformer l’église en une bibliothèque, une distillerie, en musée, en espace multifonctionnelle, etc.

« Il y a eu des approches et on attend toujours que le projet soit sur pied. On ne veut pas entrer en compétition avec les autres organismes communautaires », indique Jean-Marie Lachapelle, maire de Waterloo.

La municipalité se demande aussi la quantité d’argent à investir dans un tel projet.

Un intervenant a proposé qu’il serait intéressant de transformer l’église de tradition anglicane en musée maçonnique. Celui-ci serait le seul au Québec à exister.

Procédure

Avant toute chose, il faut toutefois faire le bilan de santé de l’édifice. Un examen qui engendrerait un coût variant entre 5000 et 10 000 $.

Ensuite, un comité sera créé afin d’analyser les besoins du milieu. Les rencontres citoyennes sont aussi nécessaires afin de prendre le pouls de la population.

L’élaboration d’un plan d’affaires et de la planification du projet font aussi partie des étapes à franchir.

« Une transformation prend beaucoup de temps, mais il faut voir ça comme une opportunité », assure les représentants du CPRQ.

Si un projet de transformation va de l’avant, l’église St-Luke entrera dans la catégorie des églises en mutation. Celles-ci font partie des églises qui sont fermées, vendues ou en transformation.

Au total, il existe 606 lieux de culte en mutation. Il s’agit de 22 % du corpus inventorié.