Grâce à un bras motorisé d’assistance, le Granbyen Jean Dubois pourrait être beaucoup plus autonome.
Grâce à un bras motorisé d’assistance, le Granbyen Jean Dubois pourrait être beaucoup plus autonome.

Un autre Granbyen dans l’attente

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Si le vœu de Frédéric a été exaucé, près d’une trentaine de personnes au Québec figurent toujours sur la liste d’attente de la Fondation Le Pont vers l’autonomie dans l’espoir de recevoir un bras robotisé. Le Granbyen Jean Dubois est du lot.

Atteint de paralysie cérébrale depuis la naissance, Jean Dubois souffre également de diplégie spastique et dysarthrie sévère. Ce faisant, l’homme frôlant la cinquantaine a besoin d’aide pour réaliser un grand nombre de ses tâches quotidiennes, c’est pourquoi il demeure dans un centre d’hébergement et de soins à longue durée (CHSLD). 

Avec un bras motorisé d’assistance, M. Dubois, qui contrôle son fauteuil roulant en faisant pression avec sa joue sur une télécommande, pourrait ramasser des objets par terre, manger et boire seul de même que d’ouvrir et fermer­ des portes.

C’est cette part d’indépendance que souhaite offrir la Fondation Le Pont vers l’autonomie à M. Dubois.

Samuel Fleurent-Beauchemin avait créé cette œuvre de bienfaisance à l’été 2013, dans l’optique d’offrir un bras robotisé à son frère atteint de dystrophie musculaire de Duchenne et qui a rendu l’âme à peine deux semaines après avoir reçu le précieux cadeau. 

Un drame dont le président et fondateur parle encore avec beaucoup d’émotion. « Chaque fois qu’on aide quelqu’un, je revis ces moments-là. C’est parfois difficile, mais ça me permet de le garder en vie, affirme le jeune homme. Mon frère m’a laissé en héritage le courage et la persévérance pour poursuivre cette mission. »

En quatre ans, un peu moins de 20 personnes ont bénéficié de l’aide de la fondation pour obtenir un bras motorisé, qui coûte environ 40 000 $, facture à laquelle il faut prévoir un montant supplémentaire de 10 000 $ pour l’entretien, les réparations et les assurances du dispositif.

« Certaines personnes organisent des activités de financement pour accélérer le processus. Dans d’autres cas, le candidat n’a pas d’entourage pour le soutenir, ou la cause est moins connue dans sa région, explique M. Fleurent-Beauchemin. Dans tous les cas, on s’implique pour combler le manque à gagner pour acheter le bras robotisé. Personne ne quitte notre fondation sans avoir un bras ! »

Pour en savoir plus ou faire un don : www.soyezlepont.com