À gauche, Cynthia Clinton et Betty Ann Page, des Auxiliaires de l’hôpital BMP, entourent Lola Landes, de la Fondation BMP. À droite, Stéphanie Davenport, assistante-chef technicienne du service de l’imagerie médicale.

Un appareil de radiologie numérique mobile pour l’hôpital BMP

L’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins est maintenant doté d’un appareil de radiologie numérique mobile. En contribuant à hauteur de 85 000 $ sur un total de 134 000 $, les Auxiliaires de l’hôpital et la Fondation BMP ont permis au CIUSSS de l’Estrie de boucler le financement permettant d’acheter cet appareil à la fine pointe de la technologie.

« Avec l’ancienne technologie, on sortait des négatifs. [...] Il fallait se déplacer avec notre appareil, installer la plaque sous le patient, développer ça dans une machine dans le département d’imagerie. [...] L’avantage du nouvel appareil, c’est que les images seront directement visualisées sur le moniteur à même l’appareil, explique en entrevue la chef de service en imagerie médicale, Maryse Lafrance. Dès que tu appuies sur le bouton, tu obtiens l’image en quelques secondes. »

L’appareil est utile pour tout patient qui ne peut pas être déplacé, comme un accidenté de la route amené à l’urgence. Il permet de prendre une radiographie de la colonne vertébrale, d’un membre ou encore des poumons, sans toutefois faire des photos en série comme en salle d’imagerie.

Intervention accélérée

Il est toujours nécessaire de glisser une plaque sous le patient, mais elle est beaucoup plus mince qu’avant. « C’est plus ergonomique pour le technicien. »


«  L’avantage du nouvel appareil, c’est que les images seront directement visualisées sur le moniteur à même l’appareil.  »
Maryse Lafrance, chef de service en imagerie médicale

Comme les résultats sont immédiats, l’intervention à faire sur le patient est plus rapide, ce qui permet un meilleur taux de survie. « Cet appareil-là nous apporte plus de rapidité, de précision et de qualité. L’image peut être vue sur tous les moniteurs des radiologistes parce qu’on peut l’envoyer sur un serveur. »

En plus des risques amoindris par le fait qu’il y a moins de manipulations, le patient est nettement moins exposé aux radiations. « On émet moins de radiations parce qu’il y a beaucoup moins de risques d’erreur », ajoute Mme Lafrance.

L’acquisition de ce nouvel équipement a été rendue possible grâce à l’apport des Auxiliaires de l’hôpital, qui gère la boutique dans l’établissement de santé de Cowansville et dont les profits sont versés à la fondation, et à la Fondation BMP.

Les appareils de radiologie numérique mobile sont de plus en plus répandus dans les hôpitaux du Québec. Les appareils fixes sont déjà convertis à cette technologie numérique et l’appareil mobile commence à faire son apparition.

Les équipements ne sont remplacés que lorsque nécessaire et la durée de vie d’un appareil mobile analogique est plus longue que celle d’un appareil fixe, explique Mme Lafrance. « Je pense qu’il n’y a pas un hôpital qui n’ira pas vers cette technologie-là », ajoute-t-elle.