Une des plus grandes fiertés de Louis Villeneuve est d’avoir contribué à faire «tomber le mur» entre Bromont et Granby.

Un an à la mairie pour Louis Villeneuve

Parc des sommets, Campus Germain-Désourdy, vélodrome couvert et place publique. Alors que les projets cheminent à vive allure à Bromont, Louis Villeneuve a pris une pause, l’instant d’une entrevue avec La Voix de l’Est, afin de dresser le bilan de sa première année à la mairie.

Lorsqu’on lui demande un des mots qui décrivent bien sa vision du travail de maire, Louis Villeneuve répond sans hésiter: équipe. «Ma première préoccupation après l’élection (le 2 novembre) était d’avoir un conseil qui va travailler dans la collégialité. Et je crois que l’on peut dire mission accomplie. [...] D’un autre côté, le respect, ça ne s’impose pas. Tu dois le gagner. Ce n’est pas parce que tu es maire et que tu donnes un coup de marteau sur la table au conseil que tu imposeras ta vision.»

Pour Louis Villeneuve, il était primordial de prendre le temps de bien cerner les forces de chacun des élus pour leur attribuer des dossiers avec lesquels ils sont à l’aise. D’ailleurs, une rencontre a eu lieu récemment pour dresser le portrait de la situation après une première année en fonction. Et il n’y a «pas de changement majeur» à l’horizon à ce chapitre. «Il faut croire que l’on a fait les bons choix. Les conseillers font vraiment un travail incroyable», a résumé le maire.

L’atmosphère de travail à l’hôtel de ville est aussi au coeur des priorités de Louis Villeneuve. «On pourrait penser que passer de conseiller municipal à maire, ça se fait en un claquement de doigts. Ce n’est pas le cas. Les premières semaines ont été plutôt étourdissantes, a-t-il concédé. Mais ce que je veux par-dessus tout, c’est que l’équipe qui m’entoure soit motivée.» Or, pas question de s’asseoir sur ses lauriers. «Dans la vie, il ne faut pas se prendre au sérieux, mais il faut travailler sérieusement», a-t-il renchéri.

Engagements

Il y a à peine une décennie, la politique n’était pas du tout au programme de Louis Villeneuve, peu importe l’échelon. Le déclic s’est fait lors de la naissance du projet du Parc des sommets, dont le maire est un ardent défenseur depuis le jour un. Voir une telle initiative se concrétiser le rend «extrêmement fier». «Ce qui est le plus stimulant avec le Parc des sommets, c’est que l’on peut dire bravo à la Ville pour le travail accompli. Mais ça va bien au-delà de ça, a-t-il dit, car la communauté a joué un rôle primordial en appuyant le projet, qui se veut énormément rassembleur.»

Or, celui qui veut faire de la politique différemment dit ne pas être le genre à multiplier les promesses. «Mais celles que je fais, je tiens à les réaliser», a-t-il souligné à grands traits. En ce sens, les premiers mois de son mandat ont permis à l’élu de faire en sorte que les assemblées publiques du conseil soient diffusées en ligne. Idem en ce qui concerne l’ajout d’une période de questions avant le début de chaque séance du conseil.

Parmi les priorités de Louis Villeneuve au cours des prochains mois figure notamment le dossier de la desserte policière commune à Bromont et Lac-Brome, cette dernière étant actuellement liée à la Sûreté du Québec. Des pourparlers avec des représentants du nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec doivent avoir lieu au cours des jours à venir. Le train de passagers entre Montréal et Sherbrooke est aussi en tête de liste, de même que le développement du parc scientifique.

Fierté

Il suffit de parler avec Louis Villeneuve pour prendre la mesure de son attachement pour Bromont. «Chaque municipalité est unique à sa manière. Mais sans vouloir être chauvin, Bromont a vraiment quelque chose de spécial. Pour tout son volet nature, écologique. Mais aussi pour son dynamisme au plan économique. À cela s’ajoute la qualité de vie des citoyens. Et j’ai la chance de contribuer à ce que Bromont progresse. [...] Vraiment, je me sens sur mon X.»

Louis Villeneuve a par ailleurs souligné l’apport de sa prédecesseure dans plusieurs dossiers qui se sont conclus au cours de la première année de son mandat. Le rapatriement des soins de santé dans la MRC de Brome-Missisquoi est un des nombreux exemples. «Je tiens à donner beaucoup de crédit à Pauline Quinlan qui a fait avancer ce dossier. Je n’ai eu qu’à planter le dernier clou», a-t-il imagé.

Parlant de fierté, un des dossiers qui tient particulièrement à coeur au maire Villeneuve est d’avoir rétabli les ponts entre les deux municipalités voisines. «Pour moi, c’était inconcevable que l’on ne fasse pas tomber le mur entre Granby et Bromont. Ensemble, on peut faire des choses incroyables pour la région. Évidemment, entre maires, on ne peut pas être d’accord sur tout. Mais on a une vision qui se rejoint à plusieurs niveaux. Et c’est là-dessus que je veux travailler.»