Les agents du poste frontalier de Saint-Armand/Philipsburg ont arrêté le fautif alors qu’il était en possession d’armes et de chargeurs.

Un Américain intercepté aux douanes avec des armes

Ignorance ou intention malveillante ? Un Américain de 44 ans devra expliquer pourquoi il a tenté de passer la frontière canadienne en cachant des armes de poing et des chargeurs.

Les agents du poste frontalier de Saint-Armand/Philipsburg ont arrêté samedi dernier Kang Lu, un homme originaire de Spofford, au New Hampshire. Une fouille de son véhicule leur a permis de saisir trois pistolets — respectivement de marque Glock, Ruger et Noricon — dont un chargé et rangé de façon non sécuritaire.

M. Lu était aussi en possession de chargeurs, dont un est prohibé au Canada. Il a d’abord dit au douanier qu’il ne détenait pas d’armes avant d’être contredit lors d’un contrôle, indique Judith Gadbois-St-Cyr, conseillère en communications à l’Agence des services frontaliers du Canada.

Le fautif a comparu une première fois lundi au palais de justice de Granby. Il reste détenu jusqu’à son enquête sur remise en liberté, prévue pour lundi. M. Lu faisait face à une accusation criminelle d’importation non autorisée d’armes et à une autre, relative à la Loi sur les douanes, d’avoir donné de fausses indications aux agents des services frontaliers.

Cette dernière accusation a été abandonnée, jeudi. M. Lu s’expose tout de même à une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans.

Autre dossier

Dans un autre dossier, une Américaine arrêtée dans des circonstances similaires a reçu sa sentence, jeudi. Sommer Zebian, une femme de 28 ans de Westfield, au Massachusetts, a écopé de 60 jours de prison pour avoir voulu passer la douane, au début d’octobre, avec des couteaux, un revolver, un pistolet de type Taser, des munitions et du poivre de Cayenne.

Elle aussi avait fait une fausse déclaration aux agents. Pour sa défense, Mme Zebian maintenait que les armes appartenaient à son conjoint, qui en enseigne le maniement.

Or « c’est clairement écrit, à la frontière, que vous ne pouvez traverser avec des armes », a rappelé Me Pascale Gauthier, qui représente le ministère public dans ce dossier et celui de M. Lu.

Il arrive « souvent » que des résidants américains tentent de traverser la frontière avec des armes, indique Mme Gadbois St-Cyr de l’Agence des services frontaliers du Canada. Il s’agit la plupart du temps d’une méconnaissance des lois canadiennes.

« Comme on dit : gardez vos armes, nous on garde notre pot ! », dit la conseillère en communications.