La cour arrière de Récupération 2000 à Cowansville où s’entassent des milliers de tonnes de matières résiduelles sera nettoyée.

Un acheteur pour le centre de tri Récupération 2000

La cour arrière de Récupération 2000 à Cowansville où s’entassent des milliers de tonnes de matières résiduelles sera nettoyée. Une entreprise est prête à acheter les actifs restants de l’entreprise en faillite afin de relancer les activités du centre de tri.

En plus de prévoir l’acquisition des équipements du centre de tri et de son vaste terrain à Cowansville, l’offre comprend un engagement à nettoyer la cour arrière, soutient Claudio Filippone, responsable chez Price Waterhouse Coopers (PWC) de la liquidation des actifs de l’entreprise. « C’est une très bonne offre pour tout le monde », a-t-il dit en entrevue lundi à La Voix de l’Est.

Le syndic n’a pas dévoilé le nom de l’acheteur si ce n’est de dire qu’il ne provient pas du secteur des matières résiduelles. « Ils sont capables de reprendre les opérations du centre de tri », assure-t-il. M. Filippone n’a pas non plus donné le montant offert pour acheter les équipements et le terrain de la rue Dryden. « On vise à maximiser la valeur de la vente pour tout le monde », a-t-il insisté.

La valeur de la propriété de 11 hectares située au 133, chemin Dryden est de 1 512 700 $, selon l’évaluation de la Ville de Cowansville.

La transaction devrait se faire d’ici la mi-février, selon M. Filippone. Il ignore quand le futur acheteur procèdera au nettoyage du site.

Matières valorisées

Les matières recyclables, comme celles qui jonchent le sol à l’intérieur du centre de tri ainsi que les palettes de bois dans la cour arrière, seront valorisées. Les autres matières qui se trouvent dans la cour pourraient prendre le chemin de l’enfouissement, a laissé entendre M. Filippone.

Une entreprise est prête à acheter les actifs restants de l’entreprise en faillite afin de relancer les activités du centre de tri.

«  C’est une très bonne offre pour tout le monde.  »
Claudio Filippone, responsable de la liquidation des actifs de Récupération 2000

PWC, a indiqué M. Filippone, a fait faire une évaluation des matières résiduelles se trouvant dans la cour arrière de Récupération 2000. Le volume serait de 5000 tonnes et non de 15 000 tonnes, comme le rapportait La Presse + en octobre. Par ailleurs, les coûts pour sortir toutes les matières résiduelles de la cour seraient compris entre 250 000 $ et 400 000 $, a-t-il dit, et non pas de 2 millions de dollars, comme l’écrivait le quotidien montréalais. Le syndic n’a pas voulu dire quelle firme avait produit l’évaluation.

L’entreprise derrière l’offre d’achat assumera tous les coûts de nettoyage, a dit M. Filippone.

L’acheteur des équipements et du terrain de Récupération 2000 formule deux conditions dans son offre: le maintien du zonage industriel du terrain par la municipalité et l’obtention du certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement, détenu par Récupération 2000, pour opérer un centre de tri. Des discussions sont en cours avec des représentants du Ministère pour que le transfert du certificat d’autorisation ait lieu, a dit M. Filippone.

Dette de 7,160 M$

Récupération 2000 a déclaré faillite le 8 août dernier. L’entreprise, qui assurait la collecte sélective pour quelques municipalités des alentours et louait des conteneurs, avait accumulé une dette de 7,160 millions de dollars. Ses deux principaux créanciers sont la Banque Nationale, avec une dette de 5,850 M$, et la Banque fédérale de développement, avec une créance de 869 000 $. Les créanciers non garantis sont au nombre de 82 et leurs créances s’élèvent à 441 124 $.

Lors d’une première vente aux enchères, tenues en août, le syndic a accepté une offre de 783 000 $ pour les équipements roulants de Récupération 2000 et ses nombreux conteneurs.

La meilleure offre pour acquérir les équipements de l’entreprise s’est élevée à 124 000 $. Le syndic a décliné l’offre, les équipements étant évalués à 1,3 million de dollars. Aucune offre n’avait alors été déposée pour la propriété qui inclut les bâtiments et le terrain. Le spectre d’hériter de la responsabilité légale et financière des matières résiduelles abandonnées dans la cour arrière aurait découragé les investisseurs potentiels.

La cour de 1,23 hectare (132 396 pieds carrés) est pleine de matières, dont des amas de matériaux de recouvrement, composés de fins morceaux de verre et de plastique, de milliers de palettes de bois, de pneus, de bois et de métaux.