Recherché dans un autre dossier, Raphaël Marceau a été arrêté à son arrivée au palais de justice.

Un accusé pour rage au volant est arrêté de nouveau

La matinée a été mouvementée pour Raphaël Marceau, vendredi. Appelé à subir son procès pour avoir participé à l’agression d’un sexagénaire à Brigham après une poursuite à voiture, en décembre 2016, l’homme de 21 ans a été arrêté dès son arrivée au palais de justice.

Il était recherché pour des méfaits et bris de condition récents. Le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, a refusé de le remettre en liberté au terme de sa comparution. Finalement, il a été trouvé coupable de voies de fait causant des lésions dans le dossier de rage au volant, ce qu’il contestait.

M. Marceau disait ignorer comment Benoît Vézina, un employé de la construction de Sutton, avait eu le fémur cassé à la suite de l’altercation à laquelle ont assisté ses camarades Mathieu Laporte et Ian Thibault, âgés de 19 ans, eux aussi accusés. « Je l’ai projeté par terre, c’est tout », a-t-il indiqué.

Son avocat, Me Serge Michon, a fait valoir que M. Vézina souffrait déjà d’une jambe fragile en raison d’une blessure antérieure et que la preuve accablant son client était mince. Me Véronique Gauthier, du ministère public, a plaidé le contraire.

Le juge Champoux s’est rendu à cette version et a trouvé M. Marceau coupable. Le jeune homme de Dunham devra aussi répondre d’accusations supplémentaires de conduite dangereuse, de fraude et de vol. Le tout a été reporté en mars.

Ian Thibault a reconnu avoir causé des voies de fait simples.

Plaidoyers
Les choses ont mieux été pour ses coaccusés. Ian Thibault a reconnu avoir causé des voies de fait simple, sa participation dans l’escarmouche ayant été plus limitée. Le soudeur de 19 ans de Frelighsburg devra revenir en cour pour sa sentence et pour donner suite à une accusation d’introduction par effraction.

En 2016, près de Belœil, il a fait irruption dans un chalet, avec des complices, pour y dérober 5000 $ d’objets de valeur.

Mathieu Laporte, 19 ans, de Cowansville, a de son côté plaidé coupable à l’accusation de complicité après le fait. Il conduisait la voiture qui a pris Benoît Vézina en chasse, mais il est resté en retrait durant l’altercation. Lui aussi a un autre dossier pendant, cette fois-ci concernant une autre agression physique.

Accusé de complicité après le fait, Mathieu Laporte a lui aussi plaidé coupable.

Agressivité routière
Durant leurs témoignages, tous trois ont minimisé leur niveau d’« agressivité routière » ce soir-là et soutenu qu’elle était partagée avec celle de la victime. Que les manœuvres de dépassement hasardeuses, accélérations et décélérations subites et utilisations inappropriées des feux de route avaient été faites de part et d’autre.

Mais ils ont reconnu avoir lancé au moins un objet sur la voiture du sexagénaire durant ce jeu du chat et de la souris. Et que c’est après être sorti pour constater les dégâts sur son camion que Benoît Vézina a été malmené. Ils l’ont ensuite abandonné en bordure de la route 241. C’est un passant qui l’a aidé à appeler les secours.

« Ils ont assumé leurs gestes, a dit M. Vézina, éternel optimiste, à sa sortie de la salle d’audience. J’étais un gars très actif, je suis tombé inactif. Mais je suis passé à travers. La vie est belle. On tourne la page et on passe à autre chose. » L’os de sa jambe s’est ressoudé à 60 %, dit-il, et il a recommencé à marcher sans béquilles depuis juillet dernier.