Les enseignantes du programme Techniques en tourisme Cynthia Langevin, Pascale Martin, Hélène Huard et Chantal Sylvestre travailleront avec leurs collègues à la mise en œuvre du projet de mentorat pour la rentrée automnale.

Un accompagnement sur mesure pour les étudiants en tourisme

Le projet « Mentorat en tourisme : de génération en génération », qui verra le jour cet automne au Cégep de Granby, dotera les futurs étudiants du programme Techniques en tourisme d’un carnet de contacts et d’expériences enrichissantes bien avant la sortie des classes.

Dès la prochaine rentrée d’automne, chaque étudiant qui en sera à sa toute première session au programme technique sera jumelé à un mentor, qui lui prodiguera conseils et expérience, en plus de lui faire découvrir l’industrie du tourisme de l’intérieur.

Ce faisant, tous les membres des futures cohortes devraient être suivis jusqu’en toute fin de parcours. « Dès l’année scolaire 2021-2022, tous les étudiants inscrits à la technique auront un mentor », espère Cynthia Langevin.

Les jumelages seront effectués au cas par cas, de manière à dénicher le mentor répondant le mieux aux besoins de l’étudiant. « Idéalement, un étudiant serait suivi par le même mentor durant ses trois années de scolarité, poursuit l’enseignante. Mais si en cours de route, son intérêt pour le métier choisi change, il pourrait tomber sous l’aile d’un autre mentor. Tout reste à planifier. »

Cet accompagnement spécialisé pourrait ouvrir bien des portes aux membres de la relève touristique, qui n’arriveront pas dépourvus sur le marché du travail.

« On a tous eu des gens autour de nous qui nous ont aidés et accompagnés, souligne Vincent Larose, directeur des études au Cégep de Granby. Ce qui peut être intéressant, c’est si le mentor amène l’étudiant à des colloques et des séminaires ou à des événements, ce qui lui permettrait de rencontrer des gens et d’arriver mieux préparé dans l’industrie. Pour le mentor, ça lui permet de voir le potentiel pour d’éventuels stages ou des candidats intéressants pour des emplois qu’il aurait à pourvoir. Et c’est sans compter qu’il pourra entendre un jeune représenter la relève lui parler des défis et de ses connaissances de l’industrie. C’est vraiment un échange gagnant-gagnant. »

Incitatif

En moyenne, une trentaine d’étudiants forment une nouvelle cohorte chaque année. Des initiatives comme l’apprentissage en milieu de travail, et l’éventuel programme de mentorat, bonifient le cursus actuel du programme technique et ont une incidence positive sur le nombre d’inscriptions, souligne Samia Plante, directrice adjointe, Programmes et ressources en enseignement. « On constate une amélioration de la rétention avec l’apprentissage en milieu de travail », constate-t-elle.

En ce sens, l’initiative pourrait aussi contribuer à freiner le décrochage. À l’heure actuelle, les finissants actuels du programme sont deux fois moins nombreux qu’au moment d’entamer la formation, indique-t-on. « J’ai bien hâte de voir l’effet [que le projet pourrait avoir] sur la persévérance scolaire, note M. Larose. Le fait d’être sous l’aile d’un mentor et d’avoir un contact privilégié avec un membre de l’industrie peut pousser l’introspection davantage et donner une signification plus grande au parcours de l’étudiant. »

Le taux de placement des finissants en Techniques de tourisme se situe autour de 94 % à l’heure actuelle. Le salaire moyen gagné par les diplômés oscille pour sa part autour de 28 $ de l’heure.

Intérêt

Bien qu’aucun mentor n’ait encore été officiellement annoncé, plusieurs personnalités de l’industrie touristique régionale ont communiqué leur intérêt au Cégep de Granby. Pour le moment, on espère attirer des mentors de la Montérégie et de l’Estrie, désireux d’investir quelques heures de leur temps à former la relève.

« Déjà, avec le programme d’apprentissage en milieu de travail, on a une banque d’environ 75 entreprises qui sont habituées de travailler avec nous, explique Mme Langevin. Et comme on émane nous aussi du milieu, on a également nos contacts professionnels. »

« Et si ça se passe bien, peut-être que des mentors choisiront de prendre plus d’un étudiant sous leur aile ou de nous référer à des collègues ! » ajoute M. Larose.

La nouvelle est très bien accueillie chez Tourisme Cantons-de-l’Est, qui a déjà eu recours aux services de diplômés en Techniques du tourisme du Cégep de Granby. « C’est un bel ajout à la formation déjà en place, souligne la directrice générale Francine Patenaude. Le mentorat peut être une motivation supplémentaire à choisir cette avenue. »

Jeudi, le député de Granby François Bonnardel et l’adjoint parlementaire du premier ministre pour le volet jeunesse, Samuel Poulin, avaient annoncé par communiqué une aide financière de 98 000 $ provenant du Secrétariat à la jeunesse pour mettre le projet en marche. Dix-huit projets favorisant le dialogue intergénérationnel ont été retenus dans le cadre de ce programme d’aide financière ; celui du Cégep de Granby est le seul à s’être démarqué dans la région.

La somme octroyée servira aux enseignants qui coordonneront le projet. Elle couvrira également des frais de déplacement et de séjour ainsi que les coûts de matériel et des communications à réaliser pour faire connaître le programme.

« La somme nous donne le levier nécessaire pour nous organiser et dégager les ressources pour tout mettre en place », affirme Vincent Larose.

À terme, on espère que le programme de mentorat soit reconduit de façon permanente. « Si tout se déroule comme prévu, il y aura lieu de demander un projet pédagogique en ce sens », souligne l’enseignante Hélène Huard.

Et qui sait si d’autres programmes techniques ne pourraient pas emboîter le bas. « Il y aura de la rétroaction sur l’efficacité du programme, indique M. Larose. Si c’est positif, il se pourrait bien que ça ait un impact sur les autres programmes ! »

Réseautage rafraîchissant

Les finissants en Techniques de tourisme du Cégep de Granby organisent ce jeudi une soirée de réseautage nouveau genre.

« La nouvelle vague » se déroulera de 17 h à 21 h à Oasis Surf de Brossard, au Quartier Dix30.

Il réunira à la fois des étudiants, enseignants, patrons, travailleurs, chercheurs d’emploi et diverses organisations liées à l’industrie du tourisme.

En plus de prendre part à un cocktail dînatoire et à une soirée dansante, les participants pourront tenter de surfer sur les vagues du bassin artificiel de l’endroit de même que de visiter diverses destinations touristiques grâce à des casques de réalité virtuelle. Ils assisteront également à une performance d’une troupe de danseuses polynésiennes de même qu’à une prestation d’un artiste slameur.

« On a voulu créer un événement pour aborder le problème de manque de main-d’œuvre dans l’industrie du tourisme, mais aussi pour permettre à tous ses acteurs de créer des liens, le tout dans un cadre plus festif que l’activité de réseautage traditionnelle », explique la coordonnatrice de la soirée, Patricia Simard.

Des billets sont encore disponibles au coût de 45 $ sur la plateforme Eventbrite. Il est possible d’obtenir plus d’informations sur la page Facebook de l’événement au www.facebook.com/lanouvellevagueinfo/