La Voix de l'Est a accompagné Thim à deux intersections de Granby qu'il juge mal déneigées, dont celle des rues Boivin et Laval, où le bouton d'activation pour le feu prioritaire accordé aux piétons est inaccessible. Il faut enjamber le banc de neige pour l'atteindre.

Un accès parfois difficile pour les handicapés

Un Granbyen à mobilité réduite veut sensibiliser les autorités municipales afin que les poteaux où se trouve le bouton d'activation du feu piétonnier pour traverser la rue soient mieux déneigés. Le service des travaux publics assure qu'il corrigera la situation.
« Je veux juste essayer de conscientiser les gens », affirme Thim, qui se déplace en fauteuil roulant. 
Atteint de polyneuropathie sensitivo-motrice, il peut se tenir debout et faire quelques pas, mais ses jambes s'épuisent rapidement. Il peut donc se hisser hors de son fauteuil pour activer le bouton, mais la tâche est périlleuse et ardue avec les bancs de neige. 
« Déjà qu'après une tempête nous (les personnes à mobilité réduite) sommes cloîtrés à l'intérieur, si on ne peut pas sortir et se déplacer l'hiver, ça amène des répercussions », dit-il, précisant qu'il dénonce cette problématique dans le seul but que la situation s'améliore et que les déplacements en fauteuil roulant soient sécuritaires. 
La Voix de l'Est a accompagné Thim à deux intersections qu'il juge mal déneigées et où il n'a pas accès au bouton pour activer le feu qui accorde la priorité aux piétons pour traverser la rue de façon sécuritaire. 
Au croisement des rues Boivin­ et Laval vendredi matin, on a rapidement constaté qu'il est impossible d'atteindre le poteau où se trouve le bouton d'activation du feu piétonnier. Ni en fauteuil roulant ni à pied. Il faut enjamber le banc de neige pour pouvoir l'atteindre. La tâche est tout simplement impossible pour une personne en fauteuil roulant. 
On se dirige ensuite à l'inter­section des rues Bourget et Dufferin­. À cet endroit, le poteau est situé un peu en retrait du trottoir, ce qui rend l'accès difficile au bouton d'activation autant en été qu'en hiver. La présence de la neige ne fait qu'augmenter le niveau de difficulté. 
« Disons que ces deux endroits-là ne sont pas des intersections mineures. Quelqu'un qui ne peut pas appuyer pour sa lumière va courir un risque en traversant », fait valoir Thim. 
La Ville réagit rapidement
La Voix de l'Est a signalé le problème au directeur du service des travaux publics de la Ville de Granby­, Sylvain Flibotte. « Quand on nous rapporte une situation problématique, on regarde ce qu'on peut faire pour la corriger, dit-il. On fait en sorte que ces endroits soient accessibles. »
Le contremaître devait se rendre aux inter­sections en question pour vérifier la situation. La Voix de l'Est a constaté en soirée que les deux intersections avaient été déneigées. 
Le service des travaux publics dispose d'ailleurs d'une liste d'endroits qui doivent être déneigés manuellement, que ce soit à l'aide d'une petite souffleuse ou même à la pelle dans certains cas. Lorsqu'une situation leur est rapportée, des vérifications sont effectuées et le cas échéant, le site est ajouté à la liste. 
La Dynamique des handicapés de Granby et région est occasionnellement interpellée par des personnes à mobilité réduite qui jugent certains endroits difficiles d'accès. Lorsqu'on les leur signale, les autorités municipales sont interpellées, dit Marie-Christine Hon, coordonnatrice de l'organisme. Les signalements, précise-t-elle, concernent davantage des interventions au niveau des structures, comme du positionnement des lumières, ou des descentes de trottoir.