À deux jours du scrutin, le chef de la Coalition avenir Québec a fait un dernier arrêt dans Brome-Missisquoi. Plus précisément au vignoble l’Orpailleur de Dunham. On voit ici François Legault, entouré de la candidate de la circonscription, Isabelle Charest, puis du vigneron et grand patron de l’endroit, Charles-Henri de Coussergues.

Ultime visite de Legault dans Brome-Missisquoi

Pas de doute, la Coalition avenir Québec veut absolument ravir Brome-Missisquoi aux libéraux. La présence du chef François Legault au vignoble l’Orpailleur de Dunham vendredi, quatrième visite dans la circonscription depuis le début de la campagne, en témoigne.

« C’est clair, je veux avoir Isabelle Charest dans notre équipe à Québec », a lancé M. Legault en entrevue à La Voix de l’Est.

Le fait que les intentions de vote entre la candidate libérale, Ingrid Marini et Isabelle Charest semblent s’être légèrement resserrées au cours des dernières semaines a-t-il incité le chef à venir épauler une ultime fois celle qu’il décrit comme une « candidate vedette » ?

« Oui, a concédé M. Legault. Il y a eu une tendance [à la baisse] durant la semaine où on a parlé beaucoup d’immigration. M. Couillard a réussi à faire peur au monde. Depuis [le dernier débat], on est en train de remonter. [...] De leur côté, les libéraux ont caché Gaétan Barrette [NDLR : ministre de la Santé], mais la grogne est encore là. »

Questionné à propos du fait qu’il ne s’est pas présenté durant la course électorale dans Granby, circonscription voisine de Brome-Missisquoi, M. Legault a répondu sans hésiter que son candidat « n’a pas besoin de lui ». « François Bonnardel connaît tout le monde. Je ne sais pas s’il y aura une personne qui votera contre lui. C’est rendu une institution à Granby. »

Desserte policière

Un des dossiers chauds dans Brome-Missisquoi est une éventuelle desserte policière commune à Bromont et Lac-Brome, cette dernière étant actuellement liée à la Sûreté du Québec. Les deux maires ont récemment interpellé le chef caquiste à ce sujet. M. Legault a toutefois joué de prudence, refusant de s’engager formellement à ce que le projet se concrétise advenant que sa formation prenne le pouvoir. « On est ouverts au projet. [...] Pourquoi pas », a-t-il noté.

Priorité

Quelle serait la priorité d’un nouveau gouvernement dirigé par la CAQ ? François Legault a été incapable de trancher. Il a dit vouloir poser des actions concrètes en éducation et en économie. « Je veux que l’on puisse détecter les problèmes de tous les enfants ayant des difficultés d’apprentissage et leur donner des services. [...] Et assez rapidement, on déposerait un budget ou une mise à jour économique pour remettre de l’argent dans le porte-feuille des familles. »

Anglophones

Lors d’une précédente visite à Bromont en juillet, François Legault avait « tendu la main aux anglophones » au sujet de l’abolition des élections scolaires. « Les Anglos n’ont rien à craindre », avait déclaré le chef lors d’une mêlée de presse. De son côté, Isabelle Charest dit avoir une « réponse très positive » de la communauté anglophone à son endroit en faisant campagne sur le terrain. « Les anglophones n’ont jamais eu le choix. C’était le PQ ou les libéraux. Ils ne veulent pas se séparer [du reste du Canada], alors ils votaient libéral. Ils sont très conscients qu’ils ont été tenus pour acquis durant de nombreuses années, a fait valoir la candidate. Ils sont prêts au changement. Pour eux, mon passé d’athlète et d’Olympienne, ça a une grande résonnance. »