Le Granbyen Gilles Paquette estime que trop de chevreuils périssent à la suite de collisions routières dans le secteur du Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB). La vitesse devrait y être réduite de 70 à 50 km/h, croit-il.
Le Granbyen Gilles Paquette estime que trop de chevreuils périssent à la suite de collisions routières dans le secteur du Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB). La vitesse devrait y être réduite de 70 à 50 km/h, croit-il.

Trop de collisions avec des chevreuils près du CINLB, selon un citoyen

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Trop de chevreuils périssent à la suite de collisions routières dans le secteur du Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB), déplore un Granbyen, Gilles Paquette. Sa solution : limiter la vitesse à 50 km/h sur la totalité de la rue Drummond.

« C’est pathétique de voir ça, surtout près d’une place où on va pour admirer les animaux », laisse tomber M. Paquette qui a contacté La Voix de l’Est dans l’espoir de sensibiliser les automobilistes et l’administration municipale.

Gilles Paquette a décidé de faire une demande au comité de circulation de la Ville afin de prolonger la zone où la vitesse maximale est de 50 km/h, après avoir noté la présence de quatre carcasses de cervidés en bordure de la route au cours des derniers jours. Et ce, sur un segment d’environ deux kilomètres, qui s’étire entre la rue de l’Estrie et le boulevard David-Bouchard.

Certaines dépouilles peuvent être observées dans les fossés qui bordent la route, d’autres se trouvent dans le champ en face du CINLB. Les bêtes vont y mourir après l’impact, dit M. Paquette.

Et la situation n’est pas exceptionnelle, selon lui. Les collisions y sont fréquentes, car les cerfs de Virginie pullulent dans le secteur. Le citoyen, qui habite rue Versailles, dans le développement résidentiel en face du CINLB, affirme en voir régulièrement sur son terrain et sur ceux de ses voisins.

La vitesse permise dans ce secteur est actuellement de 70 km/h. Dans les circonstances, il serait avisé de la réduire à 50 km/h, croit Gilles Paquette. Les risques d’accident, de blessures et de dommages matériels, s’en trouveraient moins élevés.

« Ça serait bon que, pour ce petit bout-là, les gens slaquent la pédale et soient attentifs », laisse-t-il tomber.

M. Paquette s’étonne par ailleurs qu’un panneau avise les automobilistes dans ce secteur de la présence possible de tortues en période de ponte, mais que rien ne soit fait pour les chevreuils. « C’est rendu banal de voir un chevreuil frappé sur le bord du chemin », déplore celui qui, bien qu’il soit un chasseur, « trouve ça de valeur » de voir périr les bêtes de cette façon.

Demande analysée

Le maire suppléant et président du comité de circulation, Robert Riel, affirme que la demande de réduction de vitesse de Gilles Paquette sera assurément traitée, une fois déposée. « Il y aura une étude de faite par le comité, dont le service policier fait partie », dit-il.

M. Riel glisse toutefois que c’est la première fois qu’il a vent de cette problématique à cet endroit. À son avis, elle n’a rien d’exceptionnelle à cette période-ci de l’année, dans la mesure où les chevreuils se réunissent en ravage. Ils se font donc plus visibles et se nourrissent dans les champs environnants.

Aussi, la chasse étant interdite dans ce secteur, le cheptel grossit année après année, souligne-t-il.

« Que tu roules 50 ou 70 km/h, il faut être attentif, surtout la nuit, où on voit moins les chevreuils si on est un peu distrait. Il faut toujours s’assurer qu’il n’y a pas une paire de yeux prête à sauter dans le chemin. Mais même si on roulait à 50 km/h, il y aurait quand même des collisions », estime le maire suppléant.

Robert Riel croit par ailleurs que la situation est similaire dans d’autres coins de la ville, dont près des rues Mountain, Robitaille, Bergeron et le boulevard Pierre-Laporte. « Ce sont des endroits où il y a beaucoup de boisés et de chevreuils », fait-il valoir.

N’empêche, affirme M. Riel, la problématique soulevée par Gilles Paquette sera analysée par le comité de circulation afin de statuer sur la pertinence de réduire ou non la vitesse dans le secteur du CINLB. « Il va y avoir un suivi », assure-t-il.