En octobre 1997, Raymond «Ray» Coulombe avait été victime d'une tentative de meurtre, la deuxième. Trois balles s'étaient logées dans son corps. Mais le «caïd de Stukely-Sud» avait survécu.

Tromper la mort

Rescapé de deux tentatives d'assassinat par le passé, Raymond Coulombe avait l'habitude de tromper la mort. C'est finalement la maladie qui l'a emporté.
Surnommé le «caïd de Stukely-Sud», il était l'un des rares trafiquants de drogue et d'armes à opérer en dehors des réseaux des motards criminels. Selon la SQ, son entreprise de Stukely-Sud, Les Ponceaux de l'Estrie, servait à blanchir l'argent du crime.
Sa dernière arrestation découle justement d'une enquête visant à faire la lumière sur des incendies criminels allumés chez des entreprises concurrentes, en 2010. «Il voulait une part plus importante du marché, a indiqué le porte-parole de la SQ en Estrie, Louis-Philippe Ruel, en juin 2011. Le tout avait pour objectif de blanchir de l'argent touchant d'autres activités de ce réseau, soit du trafic d'armes et de stupéfiants.»
Le Groupe Anctil, situé à Granby, et l'entreprise Roger Dion et fils, à Saint-Alphonse-de-Granby, avaient notamment été visés.
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