« On revient toujours à ça : tu ne peux pas dire n’importe quoi sur la place publique­ », dit le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin.

Trois prises contre Claire Laroche

Les absences répétées de Claire Laroche en cour vont sceller la fin de la poursuite intentée contre elle par la municipalité de Sainte-Cécile-de-Milton.

Pour une troisième fois consécutive, la femme de 62 ans brillait par son absence, lundi, à une audience en lien avec la poursuite civile de 50 000 $ déposée pour atteinte à la réputation et harcèlement.

Résultat : l’avocat de Sainte-Cécile-de-Milton exigera un jugement par défaut. « En gros, c’était sa dernière chance », a indiqué Me Vincent Jacob lorsqu’interrogé par La Voix de l’Est au palais de justice de Granby.

« On soumettra l’ensemble de notre preuve à un greffier qui aura compétence pour rendre une décision », a-t-il ajouté. Un délai de deux à six mois est prévu avant d’obtenir une décision, et le montant réclamé pourrait varier.

Mme Laroche devra aussi acquitter les frais judiciaires encourus dans ce dossier. Il n’a pas été possible de la joindre, lundi. Me Jacob, tout comme les avocats impliqués dans les autres causes concernant Mme Laroche, n’a plus de communication avec la Miltonnaise.

« On revient toujours à ça : tu ne peux pas dire n’importe quoi sur la place publique, a dit le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin. Elle devra supporter le prix qu’elle fait payer à la communauté. »

Appel
Pendant des années, Claire Laroche a fait des apparitions remarquées aux assemblées municipales ainsi qu’à l’hôtel de ville de l’endroit, exigeant des documents et reprochant au maire d’être malhonnête. Elle réclamait notamment l’asphaltage du chemin Beauregard Sud, où elle est l’unique résidente. Ses gestes ont culminé par un entretien téléphonique avec une employée de l’Union des municipalités du Québec, en juillet 2017, où elle aurait suggéré de « mettre un contrat » sur la tête de M. Sarrazin. La poursuite civile ainsi qu’une plainte au criminel pour menace de mort ont été déposées par la suite.

Mme Laroche ne s’est pas davantage présentée aux audiences criminelles, c’est pourquoi un mandat d’arrestation visé a été émis contre elle le 3 mai. Elle fait aussi l’objet d’une poursuite civile de 131 500 $ pour une maison qu’elle a vendue, toujours à Sainte-Cécile-de-Milton, et réputée insalubre par l’acheteur. Par le passé, elle a fait face à des accusations de vol, fraude et d’avoir triché au jeu.