Le CIUSSS se penchera sur les travaux de réfection du CHSLD Horace-Boivin cet automne.

Travaux au CHSLD Horace-Boivin: un plan d’action cet automne

Alors que l’appel d’offres pour le futur CHSLD de Granby vient d’être lancé, le CIUSSS de l’Estrie se penchera sur le dossier de la réfection du centre d’hébergement Horace-Boivin de Waterloo cet automne, a appris La Voix de l’Est.

« Le projet de mise à niveau du CHSLD de Waterloo est intimement lié à celui du nouveau CHSLD de Granby. Dès l’automne 2018, nous [étudieront] des scénarios pour la mise à niveau du bâtiment permettant d’offrir un environnement sécuritaire et de qualité pour les résidents. De l’ensemble des travaux à réaliser, nous tenterons de saisir ceux qui pourraient représenter des opportunités de réalisation plus rapide et ainsi livrer le projet dans un délai plus court », a indiqué par courriel à La Voix de l’Est Geneviève Lemay, responsable des communications au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie.

Rappelons que la construction du nouveau centre d’hébergement de Granby devait entraîner la fermeture du CHSLD Horace-Boivin de Waterloo, jugé trop vétuste pour une mise à niveau. Cette décision a engendré une vaste levée de boucliers dans la région. Après des mois de tractations, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a confirmé le 26 janvier que le futur CHSLD disposera de 176 places. Il a également annoncé le maintien de 22 des 43 lits de soin de longue durée au centre d’hébergement de Waterloo, ce qui nécessitera des travaux de l’ordre de 4,8 M$. Ainsi, on parle désormais d’un ajout de 55 places au total, étant donné celles qui demeureront à Waterloo.

Questionné à propos de la date prévue du début des travaux à Horace-Boivin, le CIUSSS de l’Estrie a dit ne pas être en mesure de la préciser pour le moment. « Les travaux du bâtiment qui sont urgents et qui peuvent nuire à la sécurité ou au bien-être [des usagers] se feront au fur et à mesure », a toutefois précisé Marie-France Thibeault, du département des communications. « Ça a été très clair lors de l’annonce du ministre [Barrette] que les travaux ne commenceraient pas dans les trois à six mois prochains », a-t-elle ajouté.

Pourquoi attendre à l’automne avant d’élaborer un plan d’action ? « Il n’y a pas que ces travaux en cours dans tout le territoire [du CIUSSS]. Il y a une séquence de travaux prévue par la direction des services techniques », a fait valoir la porte-parole.

Sur le qui-vive
Un comité pour la sauvegarde du CHSLD Horace-Boivin avait été mis sur pied. Ses membres ont multiplié les actions pour maintenir la pression sur Québec. Avant le début du temps des Fêtes, le groupe avait notamment lancé la campagne du carré vert, enjoignant la population à l’arborer. Plus de 2200 bouts de tissus symboliques avaient trouvé porteurs.

Malgré l’annonce de l’enveloppe de 4,8 M$ pour la réfection du CHSLD, le comité demeure sur le qui-vive. « Jusqu’ici, on est un peu dans le néant. Aucune information ne filtre du CIUSSS concernant les travaux. Et la population commence à être inquiète que le projet tombe à l’eau », a indiqué Annie Gaudreau, membre du comité de sauvegarde.

À ce sujet, Mme Gaudreau a fait état d’une « nouvelle offre » du CHSLD Santé Courville pour faire contrepoids au maintien des 22 résidants à Horace-Boivin, situé juste en face. Notons que les dirigeants de Santé Courville ont proposé à Québec, en novembre, d’agrandir leur immeuble pour ajouter 11 lits. La construction d’un établissement de 32 places de type « ressource intermédiaire » — regroupant des personnes âgées en perte d’autonomie légère à moyenne — était aussi dans les cartons. Le budget global du projet est estimé à 7 M$. Or, pas question de faire volte-face du côté du CIUSSS de l’Estrie. « On garde le cap avec l’annonce ministérielle », a mentionné Mme Thibeault.

Le ministre de la Santé a confirmé lors de l’annonce en janvier que « la priorité sera donnée aux gens de Waterloo » au sein de l’établissement qui sera remis à niveau. Gaétan Barrette a toutefois joué de prudence quant à la distribution de l’enveloppe de 4,8 M$ pour les travaux à venir à Waterloo. « On a fait des estimations très sommaires. Force est de constater, en visitant l’immeuble, qu’il y a des problèmes de structure et de toiture », avait-il cité en exemple.