«On veut garder l'effet \"wow\" quand on entre dans l'église», dit le directeur général du Cégep de Granby, Sylvain Lambert.

Transformation de l'église Notre-Dame : l'objectif: garder l'effet «wow»

La perspective de transformer la plus vieille église catholique de Granby, l'église Notre-Dame, en institut technologique peut en effrayer certains. Mais le directeur général du Cégep de Granby, Sylvain Lambert, tient à se faire rassurant. «Ce qui est sur la table, c'est la préservation de la nef dans toute sa beauté», assure-t-il.
«J'entends beaucoup d'inquiétudes de gens qui pensent qu'on va mettre des machines dans la nef. Mais c'est au sous-sol qu'elles vont aller», précise le dg. La nef pourrait faire office de salle multifonctionnelle, où des spectacles et des concerts continueraient à y être présentés. Des cours de gymnastique douce et d'aérobie pourraient y être offerts, avance Sylvain Lambert. Le Cégep pourrait y tenir sa collation des grades. Chose certaine, l'église ne serait pas à l'usage exclusif du Cégep de Granby. «Au contraire, c'est un partenariat», dit le directeur général. «L'environnement patrimonial va être maintenu. Des locaux dans la nef déguiseraient tout. On veut garder l'effet ''wow'' quand on entre dans l'église», lance Sylvain Lambert.
Facture partagée
Si les coûts de transformation de l'ex-lieu de culte pourraient tourner autour de 10 millions$, la facture serait partagée «minimalement en trois et avec des contributions variables», dit M. Lambert.
Le Cégep de Granby est en pourparlers avec le ministère de l'Éducation pour le financement du projet. Propriétaire du bâtiment, la Ville y irait également d'une participation financière.
L'institution collégiale a obtenu le feu vert en février dernier pour démarrer un nouveau programme de Techniques de génie mécanique. Cette annonce était accompagnée d'un investissement de 5,9 millions$ pour l'implantation et l'achat d'équipements nécessaires à cette formation. Mais des élections sont, depuis, survenues. Et les objectifs budgétaires gouvernementaux ont été révisés. «L'enjeu demeure: qui va payer quoi ?, dit Sylvain Lambert. Eux (le ministère) veulent faire diminuer la facture. C'est de bonne guerre quand on sait l'état des finances publiques.»
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