La fille de Stéphane Rousseau, Coralie, doit traverser deux chemins de fer pour se rendre à l’école à pied.

Trains et trajet scolaire: un père inquiet

Nouvellement déménagé à Farnham, Stéphane Rousseau a eu la surprise de constater que sa fille de 12 ans ne peut bénéficier du transport scolaire même si son trajet à pied lui prend 20 minutes et qu’elle doit traverser deux chemins de fer.

« J’aime pas ben ça », indique le père de famille qui a interpellé les commissaires de la commission scolaire du Val-des-Cerfs à ce sujet, mardi.

« Elle est toute petite et n’est pas confortable avec ça. Il n’y a pas encore eu d’incident, mais il ne faut pas attendre qu’il y en ait un. »

Ouvrier général chez VIA Rail, M. Rousseau dit bien connaître la dangerosité des chemins de fer. « J’ai sensibilisé Coralie aux dangers du train. Mais un enfant, ça se faufile vite et il n’y a rien de plus silencieux qu’un train », dit-il.

La présence d’un brigadier aux traverses que les élèves empruntent pourrait amenuir le risque, ajoute-t-il.

Puisqu’il habite à 1,7 km de l’école Jean-Jacques-Bertrand, sa fille ne peut s’y rendre en autobus scolaire puisque la distance minimale réglementaire pour avoir accès à ce service, au secondaire, est fixée à 1,8 km.

« Et il y a deux autres filles sur ma rue qui n’ont pas droit au transport », dit Stéphane Rousseau.

Dérogation
Val-des-Cerfs a assuré le Farnhamien qu’elle étudierait la situation.

Une dérogation est possible, notamment lorsqu’un élève doit traverser une artère réputée « dangereuse », par exemple le boulevard David-Bouchard à Granby.

« Chaque situation est unique, dit le directeur général Éric Racine. On va regarder le niveau de dangerosité, mais le règlement [sur l’accès au transport scolaire] est clair. Il faut tracer la ligne quelque part. »

La Ville de Farnham n’est pas fermée non plus à l’idée d’instaurer un service de brigadier aux traverses de chemins de fer empruntées par les élèves à pied.

« C’est envisageable et nécessaire que les citoyens se sentent en sécurité, dit le maire Patrick Melchior. Ça me préoccupe et je vais en parler au conseil de ville. »

Pour avoir accès au transport scolaire 

La distance minimale avec l'établissement varie selon le niveau scolaire de l'enfant. 

Préscolaire : 0,8 km

Primaire : 1,6 km

Secondaire : 1,8 km

Source : CSVDC