La boue était omniprésente au Trail de Bromont, samedi, qui offrait à la fois des épreuves de canicross et de course en sentier pour coureurs solo.

Trail de Bromont: courir les pieds dans la boue

Il était difficile de rester propre pour les participants au Trail de Bromont, samedi. La course organisée pour les coureurs et pour les duos humain et chien, dans les sentiers situés derrière le Centre national de cyclisme de Bromont, a attiré 200 adeptes malgré le froid, la pluie et la boue.

Ce cocktail météo semble un incontournable pour l’événement organisé par Sirius Sports Canins et le Club de trail de Bromont. L’an dernier, la course avait même été annulée en raison de la neige.

L’organisation avait repoussé la date de deux semaines, dans l’espoir de bénéficier de meilleures conditions, mais mère nature en a décidé autrement.

Deux acolytes avaient décidé de prendre cette journée grise avec le sourire. Alors que la plupart des coureurs étaient habillés pour se protéger du froid et de la pluie, Alexandre Sauvageau et Paul Lavoie, deux coureurs de haut niveau de la région, ont choisi le maillot de bain comme seuls vêtements pour les épreuves de 10 km, 5 km et 2 km.

Option... speedo

« En fait, c’était une journée parfaite pour courir en speedo, confie en grelottant M. Sauvageau après avoir remporté l’épreuve du 5 km. Je suis arrivé chez Paul et je lui ai dit: “Paul, on n’a pas le choix, il faut faire la course en speedo !” La notion de plaisir est importante aussi, donc dans des conditions comme ça où t’as pas le goût de courir et de compétitionner, ça permet de maintenir le plaisir. » Il a même ajouté le casque de bain et les lunettes de natation.

M. Lavoie a franchi la ligne d’arrivée peu de temps après son partenaire d’entraînement. « On s’est dit qu’il n’y a pas de mauvaises conditions, il y a juste de mauvais vêtements. On y est allé à l’extrême. L’équipe de Course et cie, on aime toujours ça pousser la note un peu plus loin. » Il ajoute qu’au bout de deux à trois minutes de course, le corps se réchauffe et le froid n’a plus d’impact.

Il faut dire que tous deux ont soumis leur corps à des températures froides à quelques reprises dans les derniers mois, par exemple en nageant dans le lac Bromont, alors qu’il y avait encore de la glace, ou en faisant de la méditation, en short, dans la neige.

Hélène Michaux était aussi au départ de plusieurs épreuves. Elle a fait le 10 km sans son chien, puis le 5 et le 2 km en étant attelée à Nash.

« C’est 70 % de la bouette, mais de la bouette solide ! évoquait la Rougemontoise après son arrivée du 5 km. Je ne suis pas très bouette normalement... j’aime bien courir ! Mais comme je sais que j’avais un cinq kilomètres avec mon chien après, et un autre deux kilomètres avec Nash, j’ai fait ça semi-relax, comme entraînement tempo. Le 5 km on a roulé ça. C’était le fun parce qu’il était plus motivé dans la bouette que moi. C’était impressionnant. Je ne pensais pas qu’il allait se donner comme ça. Je suis vraiment contente parce qu’on était avec deux autres de très très haut niveau. »

Trois femmes, dont Mme Michaux, ont franchi l’arche d’arrivée ensemble à fond de train.