«On pense qu'on a de bonnes chances de succès», dit Me Benoît Galipeau, qui représente les 18 demandeurs, au sujet de sa requête.

Tragédie du parc Miner: les demandeurs veulent scinder le débat

La tragédie du parc Miner, au cours de laquelle 18 personnes ont été blessées par l'effondrement d'un peuplier centenaire, en juillet 2016, se transporte maintenant en Cour supérieure.
Une audience visant à préparer le recours commun déposé par les victimes contre la Ville de Granby et l'entreprise qui avait inspecté et approuvé l'arbre un mois avant le drame, ArborEco, était prévue mercredi au palais de justice de Granby.
La procédure a toutefois été reportée puisqu'un différend est apparu entre l'entreprise et son assureur, qui refuserait désormais de la couvrir face au litige en cours, a appris La Voix de l'Est. ArborEco n'a pas répondu à nos appels, mercredi. Un changement d'avocat est à prévoir dans son cas.
D'ici quelques semaines, les parties devront se réunir en cour afin de débattre d'un point juridique. Les demandeurs souhaitent scinder le litige, c'est-à-dire déterminer d'abord s'il y a responsabilité du côté des défendeurs et, le cas échéant, quelles sont les indemnités à être versées aux victimes. 
Granby et ArboEco préfèrent que les deux questions soient débattues de façon simultanée. « On pense qu'on a de bonnes chances de succès », déclare au sujet de cette requête Me Benoît Galipeau, de Archer avocats, qui représente les 18 demandeurs.
Me Galipeau précise qu'il ne s'agit pas d'un recours collectif, mais bien d'un recours commun puisqu'il y a « pluralité de poursuites individuelles ». « Les disparités sont trop grandes entre les dommages subis par toutes les victimes », explique-t-il.
Blessures
L'une d'elles, David Deslandes, est devenue tétraplégique à la suite de l'événement survenu lors d'une soirée de danse en plein air. Ses deux enfants font aussi partie de la liste des demandeurs à titre de « victimes par ricochet ». Les autres ont subi des blessures diverses telles que commotion cérébrale, multiples fractures et traumatismes. Plusieurs ont dû séjourner à l'hôpital et rencontrer des spécialistes, ce qui a entraîné des pertes de revenus et de qualité de vie.
Autres exemples, une femme est devenue incapable de retourner dans un parc, tandis qu'un homme a fait des cauchemars et de l'insomnie. Les montants réclamés varient de 20 000 $ à 3,5 M$ pour M. Deslandes. En tout, le montant des réclamations atteint 6 millions $.
Aucune date n'a été déterminée pour la suite du dossier qui doit se tenir devant la juge Line Samoisette.