La fromagère Caroline Pelletier a officiellement ouvert la boutique de sa fromagerie­ Missiska.

Tout un clan derrière la fromagerie Missiska

La propriétaire de la fromagerie Missiska à Bedford a profité de la Journée mondiale du lait, vendredi, pour lancer officiellement son entreprise et pour présenter sa gamme unique de produits laitiers.

« Ce n’est pas juste mon anniversaire, c’est surtout le lancement de la fromagerie ! » a lancé Caroline Pelletier, propriétaire de Missika. La voix de la jeune femme débordait d’émotions alors qu’elle présentait aux quelques invités les étapes qui l’ont mené au lancement de sa fromagerie.

La fromagère mise sur deux éléments importants pour garantir le succès de son projet. D’une part, le lait de ses vaches de race Jersey dont elle n’hésite pas à vanter les bienfaits. « Il y a des gens qui sont intolérants au lactose qui l’ont essayé et qui sont capables de consommer des produits faits à partir de lait Jersey », avance-t-elle. Elle explique qu’en raison des croisements, la protéine que l’on retrouve dans le lait des vaches Jersey n’est pas la même que celle présente chez les vaches Holstein, principales productrices de lait. Ainsi, certaines intolérances peuvent être contournées en changeant de type de lait.

Mais derrière les fromages se cache surtout le travail de tout un clan.Caroline Pelletier a la chance de travailler aux côtés de son conjoint, mais également de sa mère qui a complètement changé de carrière afin de prêter main-forte à sa fille, sa sœur, sa tante et son oncle. Ce dernier, autre grand passionné de son nouveau métier, a lancé, sur un ton des plus solennels : « En cette journée mondiale du lait, n’investissez pas dans les pipelines, mais dans le lait ! »

Voir loin
L’entreprise familiale s’occupe de toutes les étapes de production et de transformation. Elle possède une ferme d’une soixantaine de vaches Jersey, dont la moitié est en lactation. Pour le moment, leur production de lait excède la demande de la fromagerie, mais Caroline espère bien augmenter la production de ses produits au fur et à mesure qu’ils gagneront en popularité.

La boutique de la fromagerie est ouverte depuis le 20 avril dernier, mais certains types de fromages ne sont pas encore arrivés derrière les comptoirs.

Pour le lancement de la fromagerie, une petite quantité de Jersey Royal a été fabriquée. Malheureusement, les papilles gustatives des clients alléchés en seront privées quelque temps puisqu’il faudra attendre l’automne pour retrouver ce fromage qui devrait être distribué dans quelques points de vente de la province.

En plus du fromage, Missiska vend également du lait entier et du yaourt.

Et les idées de la fromagère ne manquent pas pour le futur. « On veut développer des gammes de fromage à l’infini ! », lançait-elle en conférence de presse.

Le Missiska, un fromage à raclette, sera commercialisé à l’automne et l’entreprise élabore présentement avec un entraineur « un fromage à tartiner pour les sportifs et les gens actifs », pour reprendre les termes employés par Caroline Pelletier, qui se retrouvera sur les tablettes au printemps prochain.