Les images préparées par l'architecte Caroline Denommée, où la perspective des tours à l'arrière des résidences est démontrée, n'a rien eu pour rassurer la douzaine de citoyens présents. Elles ont été accueillies par des exclamations de surprise.

Tours de huit étages : les résidents ne décolèrent pas

Les citoyens du secteur de la rue de la Lobélie à Granby opposés à l'érection des tours à condos de huit étages dans leur cour arrière ont une fois de plus manifesté leur vive opposition au projet jeudi soir, lors d'une séance de consultation publique. Et ils ont de nouveau quitté l'hôtel de ville déçus, voire en colère.
Les images préparées par l'architecte Caroline Denommée, où la perspective des tours à l'arrière des résidences est démontrée, n'a rien eu pour rassurer la douzaine de citoyens présents. Elles ont été accueillies par des exclamations de surprise. «Oh mon Dieu, a lancé une résidante. On va être enterrés.» «Ça n'a pas de sens. Il faut les changer de place», a dit un autre. «On dirait Montréal en arrière de Granby», a laissé tomber avec découragement une citoyenne. «C'est pire qu'on pensait», a murmuré une autre avec consternation.
La séance de consultation publique s'inscrivait dans le cadre de la modification au zonage visant à limiter la hauteur maximale des bâtiments principaux à quatre ou huit étages dans le secteur de la rue de la Lobélie, en bordure du lac Boivin, de même qu'à l'assujettissement de la zone à un Programme d'implantation et d'intégration architecturale (PIIA).
Positions opposées
Ces démarches urbanistiques ont suscité un flot de questions et de commentaires. Si bien que la rencontre s'est étirée sur deux heures. Deux heures où les citoyens ont répété sur tous les tons qu'ils s'opposent à ce projet qui permettra la construction dans leur voisinage de trois tours à condos de huit étages et deux immeubles de quatre étages.
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