La couleur claire du bâtiment, qui lui donne une facture scandinave, fait en sorte «qu’on le perd pratiquement dans le paysage», estime l’architecte Daniel Quirion.
La couleur claire du bâtiment, qui lui donne une facture scandinave, fait en sorte «qu’on le perd pratiquement dans le paysage», estime l’architecte Daniel Quirion.

Tour de huit étages près du lac Boivin : « L’impact visuel ne sera pas si énorme »

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Malgré son volume imposant, la tour d’habitation de huit étages, qui pourra être construite rue de la Lobélie, devrait s’harmoniser avec le secteur résidentiel et le milieu naturel environnant, estime l’architecte qui a œuvré sur le projet, Daniel Quirion.

Celui-ci relève qu’un conseiller municipal de Granby, Jean-Luc Nappert, a émis des craintes, lors de la récente séance du conseil municipal, sur l’impact qu’aura l’immeuble sur le paysage du lac Boivin, alors que le plan d’eau est situé à proximité de la rue de la Lobélie. « On l’a démontré au CCU (comité consultatif d’urbanisme). L’impact visuel ne sera pas si énorme que ça dans le paysage », affirme M. Quirion de la firme d’architecture Jubinville et associés, à Sherbrooke.

Selon lui, la Ville a, dès le début du projet, exprimé une préoccupation pour l’impact visuel qu’aura la tour de huit étages à partir du parc Daniel-Johnson. La couleur claire du bâtiment, qui lui donne une facture scandinave, fait toutefois en sorte « qu’on le perd pratiquement dans le paysage », dit Daniel Quirion.

Les milieux humides et les cours d’eau qui bordent le terrain obligent par ailleurs le promoteur du projet, François Brunelle, à conserver un important couvert végétal dans le secteur. La bande de protection riveraine, avec ses arbres matures, devrait notamment faire en sorte de diminuer l’impact des étages inférieurs, avance l’architecte.

Ce dernier dit en outre être au fait de la levée de boucliers qu’avait suscité un précédent projet en 2013, qui prévoyait la construction de trois tours de huit étages, avant d’être abandonné. Il souligne que l’immeuble aura néanmoins « un certain recul par rapport au quartier ».

Travaux

Selon Daniel Quirion, l’immeuble offrira « une belle facture architecturale intérieure et extérieure ». Il comptera 86 logements locatifs, soit des studios, ainsi que des trois, quatre et cinq pièces et demie. L’endroit aura des aires communes, dont un gym, ainsi qu’une salle multifonctionnelle, et deux étages de stationnement souterrain, en plus de certains espaces de stationnement à l’extérieur.

Le montant de l’investissement n’est pas dévoilé.

La volonté du promoteur serait de lancer le chantier bientôt. Mais des discussions sont en cours avec l’entrepreneur chargé des travaux afin d’établir un calendrier. Il n’a donc pas encore été décidé si la première pelletée de terre sera donnée cette année ou l’an prochain, note M. Quirion.

Le conseil municipal a donné le feu vert à la construction de l’immeuble cette semaine. Certains élus ont néanmoins exprimé des réserves, alors qu’ils estiment qu’un bâtiment de huit étages n’a pas sa place dans ce secteur. Le zonage l’autorise toutefois depuis 1987.

Le promoteur n’a pas souhaité s’entretenir avec La Voix de l’Est.