Plusieurs participants étaient sur leur 36 pour l'occasion.

Thé à l'anglaise à Saint-Paul-d'Abbotsford

Confitures, tasses colorées et délicieux scones, Saint-Paul-d’Abbotsford a pu goûter à la tradition du thé à l'anglaise, samedi. Pour une deuxième année, la Société d’histoire et de généalogie des Quatre Lieux a convié les amateurs d’histoire à une visite historique agrémentée d’une pause pour prendre le thé.

Prisée des amateurs d’histoire et reconnue par les instances gouvernementales pour sa valeur patrimoniale, l’église anglicane St-Paul’s est un véritable joyau perché dans les hauteurs du rang de la Montagne, au milieu des vergers.

Si cela a été une découverte pour quelques participants, Héritage Abbotsford, qui s’occupe de la préservation du lieu depuis 2005, en est bien conscient.

Fondée en 1822, l'église St-Paul's est l'une des plus vieilles de la région

«Nous avons été victimes de quelques vols, mais il demeure des objets dans l’église qui sont d’une grande valeur», a expliqué Cécile Fisk, qui a animé la visite de l’église et partagé ses connaissances historiques. 

L’orgue de l’église a la particularité d’être un prototype qui comprend à la fois les mécanismes d’un orgue, mais aussi ceux d’un harmonium. Un instrument plutôt difficile à utiliser, indique Mme Fisk, puisqu’il doit être accordé à deux reprises avant d’être utilisé et qu’il est très sensible aux variations de température. 

L’église protège également deux bibles datant de la fin du 19e siècle. L’une ayant été léguée et utilisée par la famille Fisk, et l’autre par un ancien révérend de l’église.

Samedi, il s’agissait de l’une des rares occasions où il est possible de visiter le bâtiment presque bicentenaire et qui se fait timide à ouvrir ses portes.

«Il ne reste plus que trois familles anglophones ici. C’est sûr qu’on ne peut pas faire des messes tous les dimanches. C’est coûteux à chauffer ce bâtiment. Lorsqu’on fait une messe, ça devient l’occasion pour les gens qui résident à l’extérieur de revenir», a souligné Cécile Fisk.

L'événement pittoresque a été apprécié par les participants.

Thé à l’anglaise

Si les participants ont semblé apprécier le volet historique de l’après-midi, l’heure du thé était attendue avec impatience. Plusieurs des visiteurs étaient d'ailleurs sur leur 36 pour l’occasion. 

Pour les hôtes d’Héritage Abbotsford et de la Société d'histoire des Quatre Lieux, il était important de suivre la tradition anglaise de l’heure du thé. Ils avaient de leur côté le temps gris et la pluie, qui rappelaient l’idée que l’on peut se faire de l’Angleterre.

«Je suis une grande amatrice des événements de thé à l’anglaise. J’ai participé à ceux de Cowansville et de Knowlton et je dois avouer que la barre est haute, a lancé Susy Cornish, peu avant que le thé ne soit servi. Les tables sont bien montées, mais l’important c’est surtout ce qu’ils vont nous servir comme goûter et comme thé.»

Alors que la plupart s’émerveillaient de voir les serveuses du comité organisateur servir le thé vêtues de vêtements rappelant les servantes anglaises et le côté pittoresque de la scène, l’événement avait quelque chose d’un peu plus habituel pour Annick Hoogenden, une jeune anglaise en visite à Saint-Paul-d’Abbotsford où des membres de sa famille habitent toujours.

«C’est un peu normal cette tradition pour moi, a-t-elle reconnu. Par contre, j’ai bien apprécié la présentation historique. » 

Selon le président de la Société d’histoire, Gilles Bachand, l’événement est une façon de faire connaître le patrimoine de la région, mais également d’assurer le financement de l’organisme.