Jules Dumontet (à droite) en compagnie de son premier invité, Sébastien Gagnon, de la Brasserie Dunham.

Tête à tête des Cantons: un balado sur les gens d’ici

« En entrevue avec le plus beau monde de la plus belle région. » C’est ainsi que Jules Dumontet présente son nouveau balado Tête à tête des Cantons, une série de rencontres avec des gens qui l’inspirent et qui animent les Cantons-de-l’Est.

Le jeune homme a lancé son projet en novembre dernier. Depuis, quatre personnalités ont accepté son invitation et font l’objet d’un épisode : le fondateur de la Brasserie Dunham, Sébastien Gagnon, la directrice du centre d’escalade Backbone de Bromont, Frédérique Marseille, Gabriel Choinière de Cidres Choinière de Frelighsburg et Chloé Roy de la ferme florale Floramama, aussi de Frelighsburg.

Parce qu’il travaille comme serveur à la Brasserie Dunham, Sébastien Gagnon a tout naturellement été son premier invité. « C’est vraiment impressionnant ce qu’il a réussi à faire dans le monde de la bière. Son histoire m’a donné le goût de lancer mon projet. J’y pensais, mais je ne le faisais pas. Là, je suis fier de l’avoir mis à exécution. »

Tête à tête des Cantons est disponible gratuitement sur les plateformes Spotify, Google Play, SoundCloud et YouTube. Durant 30 à 60 minutes, Jules Dumontet nous y fait connaître ses invités, en conversant avec eux, en toute simplicité. 

« Je vise environ une heure avec chacun, mais rien n’est formaté. C’est ce qui est l’fun avec le podcast. »

Ce dernier affirme que l’objectif premier de ce projet était « de donner de la visibilité à des gens qui avaient des projets que je trouvais tripants ». Celui qui est à la recherche d’un emploi en communications souhaite également faire d’une pierre deux coups, en se faisant connaître et en multipliant les contacts. Mais le plaisir des rencontres, dit-il, demeure la base de ce podcast.

Chaque épisode est enregistré en continu lors d’une seule et même rencontre. En ajoutant la recherche et l’étape du montage, Jules estime consacrer près de dix heures à chaque diffusion. « Mais c’est assez simple à faire. Ça ne demande pas énormément de coûts et de matériel technique. Ça demande surtout de la préparation, de l’écoute et des connaissances en audio. »

Au fil des entrevues, il gagne en confiance et consacre cependant un peu moins de temps à l’étape préparatoire. « Je mets un peu de côté les préentrevues, car ça enlève de la spontanéité. »

Des gens cool et colorés

À ce jour, Jules Dumontet a surtout interpellé des personnalités de Brome-Missisquoi. Normal, car il a grandi à Frelighsburg, où il réside encore aujourd’hui. « J’aime vivre ici. J’ai habité à Montréal, mais je suis revenu parce que c’est ici que je suis bien. Il y a des gens super cool et colorés ! Mais je vise l’ensemble des Cantons-de-l’Est. »

Le choix des invités est d’abord une question de « feeling ». Parfois, il les connaît, parfois non, laisse-t-il entendre, mais il prend soin de respecter la parité des sexes. 

Ces derniers temps, il a recueilli les propos de trois autres personnalités, qui seront éventuellement mis en ligne. On pourra mieux connaître le maraîcher et auteur Jean-Martin Fortier, le propriétaire du café Beat & Betterave de Frelighsburg, Ludovic Bastien, et Chloé Ostiguy du restaurant L’Archipel de Cowansville. Le journaliste économique Gérald Fillion est aussi dans sa mire. 

Véhicule efficace, le podcast ? « Au Québec, on est un peu en retard, je trouve. Pourtant, ce médium est plus flexible, moins rigide que la radio. Ça s’écoute n’importe où, n’importe quand. Si tu as raté des épisodes, tu peux les reprendre quand tu veux, en cuisinant, en courant... Personnellement, j’en consomme beaucoup. »