Des travaux devant mener ultimement à la végétalisation du site appartenant à la Ville de Bromont sont en cours.

Terrain équestre aménagé illégalement: Bromont clôt le dossier

Bromont boucle la boucle dans le dossier concernant l’érosion d’un terrain d’entraînement, aménagé sans permis sur une portion du site équestre olympique appartenant à la Ville. Après des mois à soupeser ses options dans cette épineuse affaire, la municipalité vient d’entamer les travaux pour remettre les lieux dans leur état original.

« Ça fait partie de nos engagements de démanteler l’aire de longe. Ça a été fait sans autorisation de la Ville et ça avait un impact sur le plan d’eau juste à côté. Donc, on va revégétaliser tout ça », a indiqué le directeur général de Bromont, Éric Sévigny.

Le 26 mai dernier, des citoyens avaient tiré la sonnette d’alarme. Jean-Pierre Domec est du nombre. « Ça prend du front pour saboter la nature sur un site qui ne nous appartient pas. Et c’est encore plus déplorable quand on voit que les travaux réalisés illégalement menacent la seule petite portion de milieu humide qui reste. On ne peut pas tolérer ça », avait-il lancé en entrevue.

La Voix de l’Est s’était rendu sur les lieux. À plusieurs endroits, la terre, le sable et les nombreux sédiments avaient envahi le milieu humide adjacent en raison de l’érosion. En fait, les travaux initiaux avaient été réalisés sans permis par la Société d’agriculture du comté de Shefford (SACS). « Un avis de non-conformité a été envoyé à la SACS le 29 juin 2016 pour avoir procédé à du remblai en marais et avoir aménagé un ouvrage de rétention de l’eau dans deux cours d’eau sans avoir obtenu préalablement le certificat requis en vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement », a confirmé Daniel Messier, de la direction des communications au ministère de l’Environnement.

Victoire

Appelé à commenter l’aboutissement de ce dossier, Jean-Pierre Domec s’est dit « très satisfait ». « Deux ans et demi d’efforts, à harceler la Ville, pour une bonne conclusion. Ça démontre qu’il faut tenir son bout. On va attendre de voir le résultat final, mais ça regarde bien, a indiqué l’homme au franc-parler. D’ailleurs, je crois qu’il faut donner du crédit au nouveau maire [Louis Villeneuve] et à M. Sévigny pour le dénouement. »

Un budget de 14 000 $ avait été consenti par le conseil municipal pour réaliser les travaux. La facture devra être remboursée par la SACS. La fin novembre avait été fixée comme date butoir pour compléter le projet. Si tout se déroule comme prévu, la machinerie pourrait quitter les lieux d’ici quelques jours.