«Tout ce que ça prenait, c’est la volonté des personnes impliquées de s’asseoir et de se parler et on s’est finalement entendus», dit le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin.

Terrain de soccer synthétique: Bromont et Val-des-Cerfs s’entendent

La dispute entourant le terrain de soccer synthétique de l’école primaire La Chantignole, à Bromont, est désormais réglée.

Tant Bromont que la commission scolaire du Val-des-Cerfs revendiquaient la propriété de cette installation inaugurée en 2014.

Le montage financier s’étant fait rapidement à l’époque, ils ne s’entendaient pas sur qui devait payer quoi sur ce terrain bâti conjointement au coût de 2,8 M $. Val-des-Cerfs ne pouvait, d’un point de vue légal, acquitter les frais annuels de 90 000 $ (taxes et entretien) puisqu’elle n’était pas propriétaire de l’aménagement. Elle a arrêté de payer en 2016.

L’arrivée d’un nouvel élu à la tête de la Ville branchée, Louis Villeneuve, a permis de dénouer l’impasse, explique le président de la commission scolaire, Paul Sarrazin.

« Tout ce que ça prenait, c’est la volonté des personnes impliquées de s’asseoir et de se parler et on s’est finalement entendus. Ça devait se régler parce que ça traînait depuis longtemps. On a laissé tomber certaines frontières. Notre intérêt premier, c’est les jeunes, et ils n’ont pas à payer pour des tiraillements d’élus. »

Pâté chinois

En vertu de l’entente intervenue, la surface du terrain de soccer et celui d’une partie du terrain ayant servi à l’agrandissement de l’école primaire revient à la commission scolaire tandis que Bromont se réserve « le dessous ». Une notion appelée « titre de propriété étagé », ou comme l’appelle M. Sarrazin, « un pâté chinois ».

« Ça nous met en règle, résume-t-il, et c’est prometteur pour l’avenir. On ne peut pas réécrire le passé, mais on peut améliorer le futur. » Val-des-Cerfs pourra reprendre ses paiements et n’est plus en porte-à-faux, légalement parlant, face au ministère de l’Éducation.

Le maire de Bromont Louis Villeneuve n’a pas rappelé La Voix de l’Est. Responsable des communications à la Ville de Bromont, Catherine Page a indiqué qu’il ne pouvait pas commenter puisque ce dossier « n’est pas encore passé au conseil [municipal] ». Un avis d’intention à ce sujet est à l’horaire de la prochaine assemblée municipale, le 2 octobre.

Paul Sarrazin assure que le dossier est « réglé d’un point de vue politique » et qu’il ne reste qu’à rédiger l’entente finale.