Les organisateurs du Demi-marathon de Granby ne distribueront plus de petites bouteilles d’eau aux coureurs afin de réduire l’empreinte écologique de l’événement.

Terminé, les bouteilles d’eau au Demi-marathon de Granby

Les petites bouteilles d’eau remises aux coureurs au Demi-marathon de Granby (DMG) disparaîtront. Les organisateurs auront plutôt recours à des bouteilles réutilisables de 18 litres pour rafraîchir­ les participants.

C’est l’une des mesures qu’adopteront les Courses thématiques pour réduire leur empreinte écologique au DMG. L’organisation avait déjà cessé de distribuer de petites bouteilles d’eau dans tous ses événements. Seul le DMG en utilisait encore. 

« On n’en a pas pris cette année lors du marathon de Longueuil, même si on avait plus de 4000 coureurs. On voit que c’est possible », explique Éric Fleury, codirecteur de l’entreprise.

L’abandon des petites bouteilles d’eau au Demi-marathon de Granby­ exigera un ajustement dans la logistique, a indiqué M. Fleury. Les bénévoles aux points de ravitaillement rempliront les verres destinés aux coureurs à partir de pompes installées sur les bouteilles de 18 litres. Des systèmes semblables seront disponibles sur le site de la course pour que les participants puissent remplir­ leur verre. 

Plus de 5000 petites bouteilles d’eau ont été utilisées dimanche lors du DMG, a dit M. Fleury. « On n’a plus de raison aujourd’hui d’en utiliser », soutient-il.

Revenant sur le cafouillage dans la gestion des matières recyclables de dimanche au DMG, M. Fleury dit avoir avisé toute son équipe que des changements sont nécessaires pour corriger cette situation. Un plan de gestion des matières résiduelles sera conçu, a-t-il dit.

Une mauvaise identification des bacs bleus et des poubelles dans le chapiteau où les repas de spaghetti étaient servis a eu comme conséquence que les participants à l’événement ont jeté leurs assiettes de spaghetti dans les bacs destinés aux matières recyclables. Celles-ci ne peuvent plus être recyclées et devront être envoyées au site d’enfouissement.

Pas de plan exigé

Du côté de la Ville, le directeur des travaux publics, François Méthot-Borduas, a confirmé mardi que celle-ci n’exigeait pas que les organisateurs de grands événements sur son territoire produisent un plan de gestion des matières résiduelles. 

Quelques idées seront étudiées pour améliorer la situation, a dit M. Méthot-Borduas. « On est conscient qu’il y a eu une problématique. On va procéder à une réflexion pour voir comment on peut la corriger. »

Les bacs bleus et poubelles fournis par la Ville sont-ils bien adaptés pour être utilisés lors de grands événements publics ? Le directeur des travaux publics pense que oui. « Le bac, c’est un équipement qui est utile, logique et qui devrait fonctionner. »

M. Méthot-Borduas souligne que les participants aux grands événements ont une responsabilité de bien respecter les consignes de recyclage. « C’est à l’utilisateur de jeter les choses aux bons endroits. C’est lui qui prend cette décision. C’est impossible de gérer ça. Je pense qu’il reste du chemin à faire dans la population sur cette question-là. »

De bons outils

De « bons outils » sont la clé pour bien gérer les matières résiduelles lors des grands événements publics, croit le maire de Granby, Pascal Bonin.

« On a beaucoup travaillé ces dernières années sur la propreté lors des différents événements qu’on a chez nous. On place des bacs, nos cols bleus sont présents pour garder nos parcs propres. On peut dire qu’on a fait un travail remarquable parce que c’est très propre », soutient-il.

M. Bonin n’a pas voulu critiquer les organisateurs du Demi-marathon de Granby pour leur gestion déficiente du recyclage. Il préfère les encourager à revoir leurs besoins- pour améliorer leur bilan.

Sur ce point, il assure que la Ville est prête à se doter des outils nécessaires pour leur faciliter le travail. « Il faut que les organisateurs de ces grands événements nous disent exactement ce dont ils ont besoin. Je serai le premier à accepter qu’on le leur donne. »

M. Bonin a rappelé que l’enfouissement comporte des coûts financiers importants. « On ne peut pas continuer d’enfouir nos matières comme s’il n’y avait pas de lendemain. Il faut éviter d’enfouir. Quand tu fais ça, c’est payant. C’est payant pour l’environnement et pour les poches des citoyens », illustre-t-il.