«Les jeunes n'ont plus d'attachement pour ce qui est ancien», déplore Jacques Brière, un infirmier qui se plaît, dans ses temps libres, à restaurer de vieux meubles glanés ici et là.

Temps durs pour les antiquaires: «On en vend la moitié moins, c'est incroyable»

À voir les dizaines de curieux attroupés hier devant le Musée historique du comté de Brome, on pourrait croire que les antiquaires roulent sur l'or. Or, tous ceux rencontrés s'entendent au contraire pour dire que les temps sont durs.
«Depuis six ans, c'est une période comme on n'en a jamais connu. C'est beaucoup plus difficile qu'avant, surtout dans le meuble. On en vend la moitié moins, c'est incroyable», confie Michel Quintal, un passionné d'antiquités depuis une trentaine d'années.
«C'est clair qu'il est devenu plus difficile de vendre. Ce n'est pas comme avant, note pour sa part la Waterloise Bonnie Benoit, qui collectionne et revend des objets anciens depuis 40 ans. Auparavant, je n'avais pas autant d'articles à vendre, mais comme ça se vend moins, j'en accumule et je dois en apporter plus pour essayer de m'en défaire. Ce sont vraiment les plus petits objets qui trouvent preneurs.»
Le ralentissement économique observé au cours des dernières années semble expliquer en partie cette nette diminution des ventes. «Les gens n'achètent pas autant qu'avant, ils n'ont pas l'argent», ajoute Mme Benoit.
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