Le TechnoLab 164 accueille sa deuxième cohorte composée de 12 entrepreneurs en provenance de 10 entreprises.

TechnoLab 164: acquérir les outils manquants

Le TechnoLab 164, d’Entrepreneuriat Haute-Yamaska, accueille sa deuxième cohorte composée de 12 entrepreneurs issus de 10 entreprises. Le programme Accélération du laboratoire entrepreneurial a déjà vu passer six entrepreneurs, dans la première moitié de l’année, qui ont tous lancé leur entreprise avec succès.

Le programme fait classe comble pour cette seconde cohorte. «C’est probablement grâce à l’effervescence du printemps et le fait qu’on en a parlé beaucoup, croit Andréanne Daigle, conseillère aux entreprises pour Entrepreneuriat Haute-Yamaska. Les six entrepreneurs qu’on avait à la première cohorte ont démarré leur entreprise. Tout le monde est content de constater que les projets démarrent en six mois.»

Les entrepreneurs ont tous apprécié leur expérience, d’autant plus qu’ils ont pu mener à terme leur projet d’affaires. Le prochain à concrétiser ses démarches est l’épicerie d’aliments en vrac Orange Coco, dont l’ouverture officielle aura lieu samedi à Granby.

«Les commentaires étaient vraiment positifs, évoque Mme Daigle. Ça les a vraiment aidés à accélérer leur plan d’affaires, à démarrer rapidement et à être encadrés, structurés, mais surtout ça les faisait sortir de chez eux. De pouvoir discuter des problématiques et des solutions ensemble, ça a été un gros plus pour eux.»

Le mot s’est donc passé et le résultat est probant. Ils sont nombreux à avoir choisi de participer au programme qui les propulsera avec leur entreprise dans le marché. 

Recherche de compétences

«J’ai fait toutes sortes de choses dans ma vie, mais j’ai une foi incontestable en la force du réseau», souligne Claire Sarrasin, qui fait partie de la deuxième cohorte. Mme Sarrasin se prépare à lancer une gamme de produits et de crèmes pour le corps à base de produits naturels, vegans et d’huiles essentielles.

«J’ai l’âge d’admettre que je ne sais pas tout. Je suis super contente, c’est un privilège extraordinaire qu’on m’ait acceptée dans cette cohorte-là. C’est un shortcut pour apprendre rapidement un paquet de choses que je ne sais pas et c’est une solidité de réseau. La sérendipité, j’y crois. C’est d’avoir des gens qui ne sont pas dans ton domaine, qui ont un œil objectif sur ta business et qui te donnent des conseils pour passer par-dessus les difficultés.»

Des heureux hasards peuvent en effet être créés en jumelant dans un même groupe des personnes ayant des compétences différentes.

Érika Fuentes, elle aussi membre de la nouvelle cohorte, compte notamment sur ces rencontres pour se bâtir un réseau. La jeune femme, arrivée du Mexique il y a cinq ans, souhaite acquérir de nouvelles connaissances qui l’aideront dans le lancement de son entreprise de confection de sacs de cuir personnalisables munis de lumières au DEL à l’intérieur. 

«Les filles, nous avons tout le temps trop de choses dans nos sacs à main et on cherche, et on cherche, raconte-t-elle. Quand tu ouvres son sac à main, tu peux appuyer sur un bouton pour activer la lumière et voir à l’intérieur. Voilà, magie! Je viens au TechnoLab apprendre les choses qu’il me manque comme le marketing, la comptabilité et pour améliorer certaines choses comme mon français. Je veux devenir meilleure pour offrir des produits de bonne qualité.»

Elle fabrique des sacs depuis l’âge de 17 ans, alors qu’elle se trouvait dans son village d’origine. Elle souhaite également confectionner des sacs à dos réfrigérés afin de garder les aliments au frais. Mme Sarrasin tentera quant à elle de créer des produits le plus biologiques possible puisque certains ingrédients sont introuvables dans le bio, mais ils seront certainement vegans.

Plus de formation

Le programme a été bonifié pour sa deuxième mouture. Chaque entrepreneur pourra bénéficier de l’expertise de sept formateurs qui pourront leur parler de marketing, de finances, de stratégies de ventes et de ressources humaines. La cohorte, composée majoritairement de femmes, recevra ainsi plus de 60 heures de contenu adapté à leurs besoins grâce à une nouvelle participation financière de Services Québec. 

«Services Québec, qui croit vraiment en nous, a décidé d’investir dans notre projet pour la nouvelle cohorte, indique Andréanne Daigle. Ils vont financer en grande partie les formateurs qui vont venir rencontrer nos entrepreneurs. C’est donc plus de 60 heures de formation en plus d’avoir une banque d’heures de coaching individualisé pour chaque entrepreneur.»