Les négociations se poursuivent entre le procureur de la Régie et celui de la directrice générale Carole Lebel relativement­ à son départ de l’organisation.

Sylvie Beauregard décline la présidence de la RIGMRBM

La mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard, n’assumera pas la présidence du conseil d’administration de la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi (RIGMRBM). Elle met ainsi fin au principe d’alternance de la présidence entre les quatre villes propriétaires du site d’enfouissement.

La coutume veut que les maires de Bedford, Cowansville, Dunham et Farnham se succèdent à la présidence du conseil d’administration. Des élections se sont tenues le 18 janvier. C’était au tour de Cowansville de présider le conseil. Mme Beauregard a passé son tour, disant avoir déjà beaucoup de responsabilités.

« Ça ne me tente pas du tout d’être présidente de la Régie. Je viens d’arriver. Je veux bien faire mon travail de représentante de Cowansville. J’ai des choses à apprendre », a-t-elle expliqué en entrevue lundi.

Qui plus est, a ajouté Mme Beauregard, son emploi du temps est déjà très chargé. Elle est présidente de la Régie aéroportuaire régionale des Cantons-de-l’Est, vient tout juste d’être nommée présidente du CLD Brome-Missisquoi et siège à la MRC, a-t-elle rappelé. Elle doit en plus prêter main-forte à la personne qui la remplace à la direction générale de la Société de formation industrielle de l’Estrie (SOFIE). « Mon assiette est pas mal pleine », a-t-elle illustré.

Le maire de Bedford, Yves Lévesque, a été réélu à la présidence du conseil d’administration. Le maire de Dunham, Pierre Janecek, a conservé le poste de vice-président.

Par ailleurs, les négociations en vue du départ de la directrice générale de la Régie, Carole Lebel, se poursuivent. Elles se déroulent entre le procureur de l’organisme et l’avocate de Mme Lebel. Celle-ci y assiste tout comme MM. Lévesque et Janecek ainsi que Mme Beauregard.

En congé de maladie depuis l’été dernier, Mme Lebel a déposé une plainte de harcèlement psychologique contre M. Lévesque.

Sylvie Beauregard, mairesse de Cowansville

« Pas un dossier facile »
Mme Beauregard n’a pas voulu discuter de cette affaire. « Ce n’est pas un dossier facile. On va cheminer et espérer trouver une entente », s’est-elle contentée de dire.

Son collègue de Farnham, le maire Patrick Melchior, s’en tient également au mot d’ordre lancé par la direction de la Régie de ne pas parler de cette situation. « C’est une réponse plate, mais je n’ai pas de commentaire à faire. Pas pour le moment. »

Mme Beauregard et M. Melchior n’étaient pas maires au moment où Mme Lebel a déposé sa plainte. Ils ont assisté en novembre à leur première assemblée de la Régie, héritant de ce litige.

Une source nous a indiqué en décembre que M. Lévesque souhaitait congédier Mme Lebel, mais qu’une majorité de membres du conseil d’administration a bloqué sa résolution afin de privilégier la négociation avec la directrice générale. « Avec une plainte de harcèlement psychologique qui plane, il vaut mieux trouver une solution globale pour qu’elle quitte. On imagine mal qu’elle puisse revenir au travail suite à une décision d’un arbitre qui a analysé sa plainte », nous a confié lundi notre source.

Mme Lebel n’a pas voulu commenter les négociations.

Nous avons sollicité lundi une entrevue avec M. Lévesque. Par courriel, il a indiqué qu’il n’entendait pas commenter cette situation.