L’hôtel de ville de Sutton.
L’hôtel de ville de Sutton.

Sutton en bref: de la gestion de l’eau à celle du verre

La séance du conseil de lundi dernier, à Sutton, a abordé plusieurs sujets d’intérêt public. Voici en rafale quelques-uns d’entre eux.

Le conseil municipal a choisi de ne pas faire la lecture des questions des citoyens en direct, cette fois-ci. La lecture des questions reçues par courriel, depuis le début de la tenue des séances en huis clos, était souvent monopolisée par les mêmes personnes et dépassait régulièrement les trente minutes réservées à ce processus.

Le maire Michel Lafrance souhaite pouvoir prendre le temps nécessaire pour y répondre, dit-il. Comme les questions devaient être envoyées avant la fin de la journée le jour du conseil et que ces questions n’étaient remises en bloc qu’après l’heure de tombée, M. Lafrance dit qu’il n’avait pas le temps de trouver de réponses à ces questions.

Il a donc proposé le report des périodes de questions. Les questions reçues seront publiées sur le site web de la Ville et répondues au même endroit. Le délai n’a cependant pas été précisé. Selon une conseillère, cette façon de faire serait utilisée par Lac-Brome. Après vérification, c’est plutôt le contraire. Le greffier de Lac-Brome reçoit les questions des citoyens par courriel avant midi le jour du conseil, il en fait la lecture lors de la séance et le maire y répond. La séance n’est pas diffusée en direct, mais la vidéo est transmise ensuite sur le web. De plus, contrairement à Sutton, les questions et les réponses se trouvent dans le procès-verbal.

Cette façon de faire de Sutton ne pourrait qu’être temporaire puisque la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, a permis la reprise des séances de conseil en salle et autres activités devant public.

Les élus de Sutton n’ont pas encore pris de décision à savoir si la séance d’août sera tenue en salle avec public ou non. La formule n’est donc pas encore déterminée, mais il n’est pas question pour l’instant de louer une salle plus grande.

La sécheresse s’aggrave

Il y a déjà quelques semaines que la Ville de Sutton a demandé à ses citoyens connectés au réseau d’aqueduc de la montagne de restreindre leur utilisation en eau potable. Son utilisation pour laver la maison, la voiture et arroser la pelouse est interdite.

« On s’en va vers notre quatrième canicule et l’eau dans la montagne se fait rare, a lancé le maire en début de séance, diffusée en direct sur YouTube. D’ailleurs, nos réservoirs de surface sont très bas. Il se pourrait, si la conservation de cette ressource-là n’est pas adéquate, qu’on soit obligé de transporter de l’eau par camion lorsque le réservoir principal en haut (dans la montagne) sera à 20 % de sa capacité. »

Cette eau serait puisée à même le puits se trouvant sur la rue Puits et chaque transport coûterait 5000 $. Le maire prie les citoyens permanents et temporaires d’utiliser l’eau à son strict minimum, tant dans le secteur montagne qu’au village afin de préserver la capacité de la nappe phréatique et des réservoirs en montagne.

Sutton recyclera le verre

Après plus d’un an d’attente, les Suttonnais pourront finalement profiter d’un conteneur pour le recyclage du verre.

Le conseil a autorisé la dépense maximale de 11 500 $, emprunté au fonds de roulement remboursable sur trois ans, pour acheter le fameux conteneur qu’on retrouve déjà dans plusieurs municipalités de Brome-Missisquoi.

Le site où sera installé le conteneur et la date de son achat n’ont pas été confirmés lors de la séance.

Entente avec la SPA des Cantons

La Ville de Sutton signera une entente avec la SPA des Cantons pour la gestion du contrôle animalier.

Les élus ont autorisé la signature d’une entente avec l’organisme de Cowansville pour appliquer la Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens, adoptée cette année par Québec, et le Règlement numéro 226 concernant les animaux.

L’entente coûtera 4 093 $ pour les mois restants en 2020 et 9 209 pour 2021.

La Ville et la SPA des Cantons ont mis du temps à trouver une entente qui convienne aux deux parties.

« Récemment, leur position de négociation a évolué, a commenté le directeur général de Sutton Pierre Largy, ce qui nous a permis de conclure une entente avantageuse pour la ville. » Un changement de personnel chez l’organisme aurait contribué à cette évolution dans les négociations, selon lui.

« L’entente annuelle prévoit d’assister la ville pour les plaintes par rapport aux chiens, ajoute M. Largy. Par contre, pour la capture d’un chien dangereux, la SPA nous chargera des frais supplémentaires. Mais la Loi prévoit qu’on peut récupérer ces frais-là auprès du propriétaire du chien. »

Politique Ville nourricière

Le comité consultatif d’urbanisme et développement durable (CCUDD) a déposé une recommandation de résolution à la séance du conseil de lundi concernant une politique de « ville nourricière ». Le comité propose aux élus d’adopter une résolution pour créer un « sous-comité concernant la révision du plan et des règlements d’urbanisme, ayant pour mandat, dans le cadre de la révision du plan d’urbanisme ainsi que des règlements d’urbanisme qui en découle, d’élaborer des recommandations au CCUDD à l’égard d’une véritable stratégie alimentaire locale durable », peut-on lire dans la recommandation.

En juin, une pétition a été déposée par quelque 35 citoyens qui souhaitent que la ville adopte ce genre de politique. Durant la même séance, la recommandation devait être déposée, mais le point à l’ordre du jour avait été reporté. Les deux initiatives vont dans le même sens.

La révision du plan d’urbanisme, prévue avant la fin du mandat du présent conseil, en incluant les bases d’une politique de ville nourricière, « permettrait d’ajuster le cadre règlementaire nécessaire à un système alimentaire durable. »

Les élus ont pris acte du dépôt de la recommandation, mais n’ont pas statué à ce sujet.