Le maire de Farnham, Josef Hüsler

Surplus de 1,8 M $ à Farnham

La Ville de Farnham a terminé l'année 2016 avec un surplus budgétaire de 1 815 420 $. Le montant provient surtout des revenus générés par la vente d'un terrain commercial dans la rue Saint-Paul au coût de 1 468 350 $.
Cette entrée d'argent n'était pas prévue au budget l'année dernière. Elle découle d'un jugement de la Cour supérieure donnant raison à Denis Riel dans son litige avec la Ville. Le tribunal a reconnu que l'offre d'achat de l'homme d'affaires pour le terrain était légale et que le Ville devait honorer l'entente en procédant­ à la transaction.
Au 31 décembre 2016, la dette à long terme de la municipalité s'établissait à 16 651 191 $. De ce montant, le gouvernement du Québec assume 2 451 300 $ alors que la Ville est responsable du reste, a expliqué lundi la directrice des finances de la municipalité, Julie Laguë, lors de l'assemblée régulière.
Poules et projet-pilote
C'est finalement pour un projet-pilote d'une année que la Ville a opté dans le dossier des poules urbaines. Le conseil a annulé la consultation publique prévue dans les prochaines semaines pour tâter l'intérêt de la population.
Entreprendre les démarches pour écrire une réglementation complète aurait pris trop de temps, a indiqué François Giasson, directeur général de la Ville. « On a eu une commande politique du conseil pour que ça se fasse plus rapidement. Les élus sont favorables à ce que les citoyens puissent avoir des poules », a-t-il indiqué.
Une motion sera présentée à l'assemblée de juin pour encadrer le projet-pilote. Trois règlements seront alors modifiés, soit celui de zonage, de permis et de certificats ainsi que celui sur les animaux et un règlement sur les poules urbaines sera adopté. Les quatre règlements concernés entreront officiellement en vigueur au début du mois de septembre. « Après un an, on va voir comment ça s'est passé. On va pouvoir ajuster notre réglementation », a-t-il dit.
La Ville « va tolérer » la présence de poules d'ici les ajustements à la réglementation, a dit M. Giasso­n. « Mais il faut que les gens s'en occupent bien et que les installations soient adéquates. Si on a des plaintes, on n'aura pas le choix d'intervenir. »
Il est d'ores et déjà entendu que seuls les propriétaires d'une maison pourront avoir des poules, qu'elles seront interdites sur des terrains de maisons jumelées, de duplex et de multifamiliales. Aucun coq ne sera permis.
Un citoyen s'est plaint du fait que la réglementation permet aux propriétaires de maisons en milieu rural de posséder des coqs. Il craint d'être réveillé à 4 h 30 le matin.
Le maire Josef Hüsler lui a fait remarquer qu'il est normal de retrouver des animaux de la ferme en milieu rural. « Une vache aussi fait du bruit. Elle beugle », a-t-il dit.
« La vache qui est dans le champ ne va pas beugler à 4 h 30 », a rétorqué le citoyen.
« Attendez ! Si elle trouve le taureau, elle va beugler », a lancé d'un ton amusé M. Hüsler, déridant la salle.