Lucie Duhamel est actuellement en réflexion sur la possibilité de déposer sa candidature comme conseillère municipale dans le district huit à Granby, en novembre 2021. Ce faisant, elle suivrait les traces de son père qui a été conseiller municipal durant 28 ans.
Lucie Duhamel est actuellement en réflexion sur la possibilité de déposer sa candidature comme conseillère municipale dans le district huit à Granby, en novembre 2021. Ce faisant, elle suivrait les traces de son père qui a été conseiller municipal durant 28 ans.

Sur les traces de son père?

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Lucie Duhamel pourrait suivre les traces de son père, Claude Duhamel, conseiller municipal à Granby durant 28 ans. Elle songe à briguer les suffrages dans le district huit aux prochaines élections municipales, en novembre 2021.

« C’est quelque chose que j’ai toujours eu en tête. (...) Je pense que je suis comme Obélix qui est tombé dans la potion magique. Je suis tombée dans la politique quand j’étais jeune », laisse-t-elle tomber.

Lucie Duhamel habite actuellement le district trois à Granby, mais, si elle décide de se lancer, ce sont les citoyens du huit qu’elle souhaite représenter. Ses « racines » sont dans ce district, dit-elle. Il englobe aussi grosso modo celui que son père a longtemps représenté, avant la fusion de la ville et du canton.

Si elle va de l’avant, elle pourrait se mesurer à Éric Duchesneau, l’actuel conseiller du district huit qui a défrayé les manchettes pour son départ au Mexique en mars, malgré l’avertissement émis aux voyageurs pour qu’ils évitent les déplacements non essentiels à l’extérieur du Canada.

À son retour au Québec cette semaine, il n’a pas confirmé officiellement sa candidature, mais il s’est réjoui de celle de son oncle, l’ex-maire, Michel Duchesneau, qui a annoncé à la mi-juillet, son désir de se faire élire à nouveau à la mairie. « Ça m’a donné le goût de continuer pour avoir la chance de travailler à ses côtés », a dit Éric Duchesneau.

Lucie Duhamel préfère réserver ses commentaires à l’endroit de son adversaire potentiel. « C’est une autre chose que j’ai apprise de mon père : les campagnes de salissage à la Trump, c’est non », dit-elle.

Terrain connu

Chose certaine, si Lucie Duhamel, 63 ans, décide de faire le saut en politique, elle sera en terrain connu. « Pendant les 28 ans que mon père a été conseiller municipal, je l’ai suivi. J’ai fait partie de son comité organisateur. On a travaillé des discours ensemble. Dans le temps, on faisait aussi du porte-à-porte », relate-t-elle.

La Granbyenne sait que le travail d’élu en est un de tous les instants et qu’ils peuvent se faire interpeller à tous moments par des citoyens au sujet des affaires municipales.

Lucie Duhamel estime avoir le même « franc-parler » que son paternel, décédé l’an dernier. Mais cela ne l’empêche pas d’être une « fille d’équipe ». Elle serait ainsi prête à travailler avec ceux et celles que la population décidera de porter au pouvoir.

Si certains gardent le souvenir de Claude Duhamel comme celui d’un élu non-dépensier, une propension qui pouvait l’inciter à s’opposer à plusieurs projets, sa fille partage ses visées, mais jusqu’à un certain point. « Je ne pense pas que je dirais non à tous les projets. Il faut investir pour qu’une ville puisse avancer. Mais je ne dirais pas oui à tout non plus. Il faut que tout soit bien calculé pour ne pas avoir de surprises », croit celle qui a été approchée par d’anciens organisateurs de campagne de son père afin qu’elle dépose sa candidature.


« C’est quelque chose que j’ai toujours eu en tête. (...) Je pense que je suis comme Obélix qui est tombé dans la potion magique. Je suis tombée dans la politique quand j’étais jeune. »
Lucie Duhamel

Croisée des chemins

Lucie Duhamel a pris sa retraite du milieu de l’enseignement le mois dernier. Lorsqu’elle était en classe, l’enseignante s’est fait un plaisir de partager son intérêt pour l’actualité et la politique avec les élèves de cinquième et sixième année qui ont croisé sa route.

En période électorale, plusieurs candidats aux élections des différents paliers gouvernementaux, tels François Bonnardel, Pierre Breton, Pascal Bonin, Julie Bourdon et Yves Bélanger, sont allés à la rencontre de ses élèves. Ces derniers organisaient par la suite leur propre scrutin électoral. Un processus calqué sur l’exercice démocratique officiel.

« C’était quelque chose de palpitant », lance-t-elle.

Mme Duhamel se laisse jusqu’à la fin de l’année pour réfléchir à la façon dont elle occupera ses nouveaux temps libres. « Je ne vois pas ma retraite comme une fin de vie. Je suis à la croisée des chemins et j’en vois pleins. Lequel je vais prendre ? Je ne le sais pas », laisse-t-elle tomber.