L'artiste Louis Lefebvre expose des assemblages réalisés à base de photos d'archives.

Sur les chemins de l'histoire de Sutton

On dit qu'une photo vaut mille mots. Qu'en est-il d'un assemblage de dix photos ? L'artiste Louis Lefebvre a reçu le mandat de créer une toute nouvelle exposition à partir de photographies d'archives racontant l'histoire de Sutton. Une exposition à visiter tout en prenant l'air.
Le vernissage des Chemins de l'histoire s'est tenu dimanche au parc culturel D'Arts et de rêves. Les visiteurs ont pu découvrir le travail de l'artiste et les photographies utilisées dans les assemblages. 
Le résultat est étonnant. Sur une oeuvre, on voit par exemple la rivière, la forêt, les montagnes et, dans le ciel rougi, deux skieurs isolés.
« À partir de dix photos d'origine, je fais un mélange pour en faire quelque chose qui ajoute un peu d'abstrait, de la couleur, comme un rêve, confie M. Lefebvre en entrevue. Je joue avec Photoshop pour faire de la couleur et des fois, j'ajoute des photos à moi. »
Le travail a été réalisé en collaboration avec Héritage Sutton, qui a ouvert les portes de ses archives. 
Une série de dix thèmes sur les forces de la municipalité à travers l'histoire a été imposée à l'artiste, comme l'agriculture, la montagne et le chemin de fer. « J'ai travaillé avec les gens des archives pour trouver des photos sur les thèmes et en faire quelque chose de contemporain. Il y a 10 oeuvres sur des panneaux en aluminium brossé », explique Louis Lefebvre. Sous les grands panneaux, de plus petits présentent les photographies originales, de sorte que le visiteur peut entrevoir la transformation.
Par contre, il n'y a pas d'écrits sur l'histoire de ces photographies, certaines étant identifiées et d'autres non. Les Suttonnais ou ex-Suttonnais­ sont d'ailleurs invités à laisser une note dans une boîte s'ils reconnaissent­ une personne ou un lieu.
« Il y a une dame qui a reconnu son père. Il croisait les bras sur la photo, des bras musclés. On ne reconnaît pas son visage, mais elle a reconnu ses bras... »
Le vernissage a également marqué l'occasion de dévoiler une toute nouvelle sculpture monumentale reçue en don de l'auteur de télé­romans bien connu Guy Fournier. Il s'agit d'Abstraction, une oeuvre de jeunesse réalisée en 1963-64 par Charles Daudelin et Roger Paquin.
On pourra visiter l'exposition extérieure au parc D'Arts et de rêves au 57, rue Principale Nord, à Sutton, au cours des cinq prochaines années. Abstraction est aussi là pour rester.